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Chapelle Saint-Mesmin de Sainte-Maure-de-Touraine en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane

Chapelle Saint-Mesmin de Sainte-Maure-de-Touraine

    Rue Saint-Mesmin37800 Sainte-Maure-de-Touraine
Propriété privée
Chapelle Saint-Mesmin de Sainte-Maure-de-Touraine
Chapelle Saint-Mesmin de Sainte-Maure-de-Touraine
Chapelle Saint-Mesmin de Sainte-Maure-de-Touraine
Chapelle Saint-Mesmin de Sainte-Maure-de-Touraine
Chapelle Saint-Mesmin de Sainte-Maure-de-Touraine
Chapelle Saint-Mesmin de Sainte-Maure-de-Touraine
Crédit photo : Als33120 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1060
Fondation du prieuré
XIIIe siècle
Statut paroissial
1542
Réduction partielle
1761
Fin des messes
22 mai 1948
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle priorale Saint-Mesmin (ancienne) : inscription par arrêté du 22 mai 1948

Personnages clés

Hugues de Sainte-Maure - Seigneur fondateur Donateur du prieuré en 1060.
Abbé de Saint-Mesmin d'Orléans - Bénéficiaire de la donation Reçoit le prieuré en 1060.

Origine et histoire de la Chapelle Saint-Mesmin

La chapelle Saint-Mesmin de Sainte-Maure-de-Touraine est l’un des vestiges d’un prieuré fondé en 1060 par Hugues de Sainte-Maure, seigneur local. Ce monastère, initialement rattaché à l’abbaye Saint-Mesmin de Micy (Orléans), devint l’un de ses onze prieurés entre les XIe et XIIIe siècles. La chapelle, de style roman, servait alors d’église priorale avant d’acquérir un statut paroissial au XIIIe siècle. Son architecture, aujourd’hui en partie détruite, conservait des éléments comme l’intertransept et le croisillon nord, flanqué d’une absidiole.

Au XVIe siècle, le prieuré subit des réductions partielles, notamment lors de la construction de l’enceinte fortifiée de Sainte-Maure en 1542. Les revenus tirés par l’abbaye de Micy s’élevaient alors à 600 livres. La chapelle, devenue paroissiale, cessa d’accueillir des messes en 1761 en raison de son délabrement. Vendue comme bien national pendant la Révolution, elle fut inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 22 mai 1948.

De l’édifice d’origine, ne subsistent que la croisée du transept et le croisillon nord, voûté en cul-de-four et épaulé par des contreforts. Une unique baie, ornée d’une archivolte à pointes-de-diamant, éclaire l’espace. L’abside, disparue, fut remplacée entre les XVe et XVIe siècles par une absidiole barlongue. Un escalier externe, ajouté au XVIIIe ou XIXe siècle, permet l’accès aux étages supérieurs, remplaçant une ancienne baie vitrée.

La fondation du prieuré en 1060 est attestée par une charte en latin, actant la donation d’Hugues de Sainte-Maure à l’abbaye de Micy. Ce document stipulait l’édification d’une église et la conservation des privilèges monastiques. Jusqu’au XVIe siècle, le prieuré resta sous l’autorité de Micy, avant de décliner progressivement, marqué par des transformations architecturales et la perte de sa fonction religieuse.

Liens externes

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