Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Chapelle édifiée, toiture remaniée plus tard.
XIIe siècle
Rénovation de la toiture
Rénovation de la toiture
XIIe siècle (≈ 1250)
Ajout d’une voûte en berceau.
XIXe siècle
Abandon et vandalisme
Abandon et vandalisme
XIXe siècle (≈ 1865)
Dégradation après son abandon.
Années 1970
Disparition des peintures
Disparition des peintures
Années 1970 (≈ 1970)
Effacement par les intempéries.
23 février 2011
Inscription monument historique
Inscription monument historique
23 février 2011 (≈ 2011)
Reconnaissance officielle du patrimoine.
Été 2012
Travaux de réhabilitation
Travaux de réhabilitation
Été 2012 (≈ 2012)
Première campagne de restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les ruines de la chapelle (cad. AE 359) : inscription par arrêté du 23 février 2011
Origine et histoire
La chapelle Saint-Michel de Crillon-le-Brave, située dans le Vaucluse, est un édifice religieux d’architecture romane dont les origines remontent au XIe siècle. Bien que sa structure initiale date de cette période, sa toiture a été remaniée au XIIe siècle, marquée par l’ajout d’une voûte en berceau. L’abside polygonale, les arcades aveugles et les pilastres ponctuant les travées illustrent les caractéristiques stylistiques de l’époque romane en Provence. Une particularité notable réside dans sa travée droite de chœur, étroite et typique des petites chapelles rurales.
Au XIXe siècle, la chapelle a été abandonnée, ce qui a entraîné son vandalisme et la dégradation progressive de ses éléments décoratifs. Les peintures murales, encore visibles jusqu’aux années 1970, ont disparu sous l’effet des intempéries, effaçant une partie du patrimoine artistique local. Malgré cet état de délabrement, l’édifice a été reconnu pour sa valeur historique et architecturale, conduisant à son inscription au titre des monuments historiques le 23 février 2011. Une première campagne de réhabilitation a été menée durant l’été 2012, visant à préserver ce témoin du passé médiéval provençal.
La chapelle incarne le rôle central des lieux de culte dans les communautés rurales du Moyen Âge, servant à la fois de espace de prière et de rassemblement pour les habitants. Son architecture sobre, adaptée aux ressources locales, reflète les techniques de construction de l’époque, tout en soulignant l’importance symbolique des édifices religieux dans l’organisation sociale et spirituelle de la région. Aujourd’hui, elle constitue un patrimoine à protéger, porteur de mémoire collective et d’histoire régionale.