Construction de la chapelle 1463 (≈ 1463)
Date gravée sur la porte ouest.
1469
Inscription sur les voûtes
Inscription sur les voûtes 1469 (≈ 1469)
Date peinte en lettres gothiques.
1511
Déplacement du cimetière
Déplacement du cimetière 1511 (≈ 1511)
Ossements transférés dans l'ossuaire.
1514
Peintures de l'ossuaire
Peintures de l'ossuaire 1514 (≈ 1514)
Date inscrite sur les décors.
1854
Restauration du monument
Restauration du monument 1854 (≈ 1854)
Travaux par Poisat et Meigret.
1967
Classement monument historique
Classement monument historique 1967 (≈ 1967)
Protection de la chapelle et ossuaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
D. Poisat - Architecte
Responsable des restaurations en 1854.
E. Meigret - Sculpteur
Collaborateur aux travaux de 1854.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Michel
La chapelle Saint-Michel de Kaysersberg, située place Jean-Ittel dans le Haut-Rhin, date du XVe siècle. Elle est orientée au nord-est de l'église paroissiale, à la limite de l'ancien cimetière de la ville, aujourd'hui transformé en musée lapidaire. Son architecture gothique inclut des voûtes d'ogives, des baies lumineuses, et un ossuaire en demi-sous-sol accessible par des portes en plein cintre. Le monument conserve également une charpente d'origine, partiellement remaniée, ainsi que des peintures murales des XVe et XVIe siècles.
Construite en 1463 (date gravée sur la porte ouest), la chapelle fut adossée au mur d'enceinte de la ville, érigé lors du second agrandissement urbain au XVe siècle. Son ossuaire, voûté d'arêtes, abrite des ossements issus de l'ancien cimetière, déplacé hors des murs en 1511. Les voûtes de la chapelle et de l'ossuaire portent des inscriptions et des dates (1469, 1514), tandis que des travaux de restauration menés en 1854 par l'architecte D. Poisat et le sculpteur E. Meigret sont attestés par une plaque commémorative.
Classée monument historique en 1967, la chapelle Saint-Michel illustre l'art gothique tardif alsacien. Ses décors peints, notamment sur les clés de voûte, incluent des armoiries non identifiées. L'ossuaire, divisé en deux parties, servait à la fois de lieu de sépulture et d'espace pour les offices des morts. Le bâtiment, propriété communale, témoigne de l'évolution urbaine et religieuse de Kaysersberg entre le Moyen Âge et l'époque moderne.