35 Rue du Général de Gaulle (Kaysersberg) 68240 Kaysersberg Vignoble
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1463
Reconstruction de la chapelle
Reconstruction de la chapelle 1463 (≈ 1463)
Millésime gravé sur la porte ouest.
1469
Date peinte sur une ogive
Date peinte sur une ogive 1469 (≈ 1469)
Inscription gothique dans la chapelle.
1511
Déplacement du cimetière
Déplacement du cimetière 1511 (≈ 1511)
Ossements transférés dans l'ossuaire.
1514
Peintures de l'ossuaire
Peintures de l'ossuaire 1514 (≈ 1514)
Date inscrite sur les décors.
1854
Restauration attestée
Restauration attestée 1854 (≈ 1854)
Travaux par Poisat et Meigret.
1932
Première protection
Première protection 1932 (≈ 1932)
Inscription aux monuments historiques.
1967
Classement définitif
Classement définitif 1967 (≈ 1967)
Arrêté du 7 juillet.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle : inscription par arrêté du 11 mai 1932
Personnages clés
D. Poisat - Architecte
Restauration de 1854.
E. Meigret - Sculpteur
Intervention en 1854.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Wolfgang
La chapelle Saint-Michel et son ossuaire, située à Kaysersberg Vignoble dans le Haut-Rhin, est un édifice religieux reconstruit en 1463 contre le mur d'enceinte du second agrandissement de la ville (première moitié du XVe siècle). Elle remplace une structure plus ancienne, probablement liée au cimetière primitif transformé en musée lapidaire. Son architecture combine une chapelle surélevée, voûtée d'ogives à nervures multiples, et un ossuaire en demi-sous-sol accessible par deux portes en plein cintre. Les murs ouest et sud sont renforcés de contreforts, tandis que le mur nord intègre un ancien chemin de ronde, vestige des fortifications urbaines.
Les voûtes de la chapelle et de l'ossuaire conservent des peintures murales datées du début du XVIe siècle, avec des inscriptions gothiques (1469 sur une ogive, 1514 dans l'ossuaire). Une inscription disparue rappelait l'égalité dans la mort entre maîtres et valets. L'ossuaire, partiellement occupé par des ossements transférés lors du déplacement du cimetière en 1511, servait aussi de lieu de culte pour les offices des morts. La charpente d'origine, remaniée mais conservée, présente des assemblages en queue d'aronde et dents de scie, tandis qu'une restauration attestée en 1854 (architecte D. Poisat, sculpteur E. Meigret) a laissé une trace épigraphique.
Classée monument historique en 1967 (après une première inscription en 1932), la chapelle illustre l'évolution des pratiques funéraires et de l'art gothique en Alsace. Son emplacement à la limite de l'enceinte médiévale, adossé aux remparts, souligne son rôle dans la mémoire collective et l'urbanisme défensif de Kaysersberg. Les armoiries non identifiées sur les clés de voûte et les décors peints témoignent d'un mécénat local aujourd'hui anonyme, tandis que la dualité chapelle/ossuaire reflète la coexistence des vivants et des morts dans l'espace sacré.