Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Édification de la chapelle par la famille du Tertre, marquée par des éléments gothiques.
Seconde moitié du XVIIIe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle Seconde moitié du XVIIIe siècle (≈ 1875)
Remaniement de la chapelle avec réemploi d'éléments anciens.
1964
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1964 (≈ 1964)
La chapelle est partiellement inscrite au titre des monuments historiques.
Années 1980-1990
Restauration moderne
Restauration moderne Années 1980-1990 (≈ 1985)
Campagnes de restauration menées par la famille de Roquefeuil.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. C 569) : inscription par arrêté du 26 novembre 1964
Personnages clés
René-Fiacre, comte de Kergariou
Propriétaire de la chapelle en 1756.
Jean Lopès
Propriétaire de la chapelle au début du XIXe siècle.
Famille de Roquefeuil
Propriétaire ayant conduit les restaurations dans les années 1980-1990.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Nicodème
La chapelle Saint‑Nicodème est située sur la commune de Lannion, dans les Côtes‑d'Armor, à proximité du manoir de Kervégan, aujourd'hui transformé en ferme et situé à environ 170 mètres au nord‑est. L'édifice, de plan rectangulaire et à vaisseau unique, est bâti en moellons de schiste ocre et de granite locaux ; le pignon sud‑ouest est réalisé en granite taillé et la toiture à longs pans est couverte d'ardoise épaisse. Plusieurs ouvertures sont des remploi s : la baie du chevet à remplage gothique, la porte à accolade et une fenêtre à cavet, et l'autel du chevet est éclairé par un oculus. Un clocher a été ajouté lors des travaux de restauration modernes.
La chapelle est liée aux seigneurs du manoir de Kervégan, dont les blasons ont été gravés sur les murs. Les écussons placés au‑dessus des portes, aujourd'hui illisibles, ont été décrits dans une expertise de 1756, qui signale un ancien écu portant les armes des seigneurs du Tertre, seigneurs de Kervégan, et l'écu du seigneur de Kergariou, seigneur de Kergrist de Coetillio (Ploubezre). À l'intérieur, un banc portait les armes de la famille de Boisgelin, qui devint seigneur de Kervégan lorsque le manoir passa par mariage à cette famille en 1592. La chapelle a été érigée par la famille du Tertre au plus tard au XVe siècle, datation fondée sur la baie du chevet de style gothique.
Au cours du XVIIIe siècle, elle a été reconstruite dans la seconde moitié du siècle en remployant des éléments anciens tels que la baie du chevet, les écussons armoriés, la porte à accolade et la fenêtre à cavet. En 1756, la chapelle appartenait à René‑Fiacre, comte de Kergariou. Les états de section du cadastre de 1826 indiquent que l'édifice n'est plus consacré et sert de bâtiment rural, appartenant alors à Jean Lopès, résident du "Poul Du", dans l'une des fermes en contrebas.
Inscrite partiellement au titre des monuments historiques (façades et toitures) par arrêté du 26 novembre 1964, la chapelle nécessitait des travaux de restauration, la toiture menaçant de s'effondrer selon le constat de l'époque et une photographie de 1969. En 1977, une demande de démolition formulée par le propriétaire fut refusée par les services de l'État. L'édifice a été vendu après 1982 à la famille de Roquefeuil, qui a conduit les campagnes de restauration dans les années 1980‑1990.