Frise chronologique
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Chapelle construite par la famille du Tertre.
1756
Procès de prééminences
Procès de prééminences
1756 (≈ 1756)
Expertise des écussons armoriés mentionnés.
1826
Désacralisation
Désacralisation
1826 (≈ 1826)
Transformée en bâtiment rural, propriété de Jean Lopès.
26 novembre 1964
Classement partiel
Classement partiel
26 novembre 1964 (≈ 1964)
Façades et toitures inscrites aux Monuments Historiques.
1977
Demande de destruction refusée
Demande de destruction refusée
1977 (≈ 1977)
Protection par l’État malgré l’état de dégradation.
années 1980-1990
Restauration
Restauration
années 1980-1990 (≈ 1985)
Travaux menés par la famille de Roquefeuil.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. C 569) : inscription par arrêté du 26 novembre 1964
Personnages clés
| Famille du Tertre - Seigneurs de Kervégan |
Constructeurs initiaux de la chapelle. |
| Famille de Boisgelin - Seigneurs de Kervégan (à partir de 1592) |
Ajout de leurs armoiries dans la chapelle. |
| René-Fiacre de Kergariou - Comte et propriétaire en 1756 |
Propriétaire lors du procès de prééminences. |
| Jean Lopès - Propriétaire en 1826 |
Dernier propriétaire avant désacralisation. |
| Famille de Roquefeuil - Propriétaires-restaurateurs (à partir de 1982) |
Sauvegarde et restauration de la chapelle. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Nicodème, située à Lannion dans les Côtes-d'Armor, est un édifice religieux construit au XVe siècle. De plan rectangulaire à vaisseau unique, elle est édifiée en moellon de schiste ocre et granite locaux, avec un toit couvert d'ardoise épaisse. Plusieurs éléments architecturaux, comme la baie gothique à remplage ou la porte à accolade, sont des réemplois. Le clocher, ajouté lors de la restauration moderne, n’était pas présent à l’origine.
La chapelle est historiquement liée au manoir de Kervégan, dont les seigneurs (famille du Tertre, puis de Boisgelin) y ont apposé leurs blasons. En 1756, elle appartient au comte de Kergariou, mais dès 1826, elle perd sa fonction religieuse et devient un bâtiment rural. Dégradée au XXe siècle, elle est partiellement classée Monument Historique en 1964 pour ses façades et toitures. Menacée de destruction en 1977, elle est sauvée et restaurée par la famille de Roquefeuil entre 1980 et 1990.
Construite sur un tertre surplombant la vallée du Léguer, la chapelle est associée à une fontaine voisine, Saint-Nicodème, située à 300 mètres. Son emplacement stratégique permettait autrefois de voir le bourg de Loguivy-lès-Lannion. Les écussons armoriés, aujourd’hui illisibles, témoignent des alliances entre familles nobles locales, comme les du Tertre, de Boisgelin et de Kergariou. La baie gothique du chevet et les éléments réemployés datent sa construction du XVe siècle, tandis que sa reconstruction partielle au XVIIIe siècle a intégré ces vestiges.
En 1964, l’inscription aux Monuments Historiques souligne son état préoccupant, avec une toiture menaçant ruine. Malgré une demande de destruction en 1977, refusée par l’État, la chapelle est rachetée en 1982 et restaurée. Les travaux ont permis de conserver son caractère d’origine, tout en ajoutant un clocher moderne. Aujourd’hui, elle reste un témoignage de l’architecture religieuse bretonne et des liens entre noblesse locale et patrimoine.
Anciennes Provinces
Bretagne
Label(s)
Monument historique
Période de construction
15ème siècle