Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Sanctuaire révélé par les fouilles archéologiques.
1285
Première mention écrite
Première mention écrite 1285 (≈ 1285)
Chapelle citée avec quatre autels dédiés.
XIIIe-XIVe siècles
Nécropole des Lichtenberg
Nécropole des Lichtenberg XIIIe-XIVe siècles (≈ 1450)
Utilisée comme lieu de sépulture noble.
1759
État de dégradation
État de dégradation 1759 (≈ 1759)
Désaffectée, trois autels encore présents.
1768
Destruction prévue
Destruction prévue 1768 (≈ 1768)
Projet lié à l’aménagement urbain.
18 octobre 1989
Inscription MH
Inscription MH 18 octobre 1989 (≈ 1989)
Protection des vestiges et du sol.
1992
Mise en valeur
Mise en valeur 1992 (≈ 1992)
Restauration des maçonneries visibles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Totalité des vestiges, y compris le sol : inscription par arrêté du 18 octobre 1989
Personnages clés
Famille des Lichtenberg - Noble lignée alsacienne
Utilisa la chapelle comme nécropole.
Origine et histoire
La chapelle Saint-Nicolas, située à Neuwiller-lès-Saverne dans le Bas-Rhin, est un édifice religieux dont les vestiges remontent au XIe siècle. Les fouilles archéologiques menées en 1987-1988 ont permis de mettre au jour les fondations d’un sanctuaire de 20 mètres de long, incluant une nef à collatéraux, un transept légèrement débordant et un chœur semi-circulaire. Les maçonneries, composées de moellons disposés en assises régulières, ainsi que le sol, ont été protégés par une inscription aux monuments historiques en 1989.
La chapelle est mentionnée pour la première fois en 1285, abritant alors quatre autels dédiés à saint Nicolas, saint Vincent, saint Jean-Baptiste et sainte Gertrude. Chacun de ces autels était associé à une prébende. Aux XIIIe et XIVe siècles, elle servit de nécropole à la famille noble des Lichtenberg. Les statuts de 1709 indiquent qu’elle était surmontée d’un logement de chanoine et jouxtait le cimetière de l’abbaye. Les plans de 1730 et 1753 confirment son emplacement, mais dès 1759, elle est décrite comme en mauvais état et inutilisée pour le culte.
La destruction de la chapelle est envisagée dès 1768, probablement liée à la création d’une place publique au nord de l’église abbatiale, entraînant la suppression du cimetière adjacent. Les fouilles de 1987-1988 ont également révélé des traces d’un habitat carolingien sous les fondations de la chapelle, ainsi qu’un sarcophage monolithe du XIe-XIIe siècle encore en place à l’est du transept. En 1992, les vestiges ont été mis en valeur et protégés par des assises supplémentaires lors du réaménagement de la cour du Chapitre, où ils sont toujours visibles aujourd’hui.