Frise chronologique
1150-1180
Construction initiale
Construction initiale
1150-1180 (≈ 1165)
Édification de la chapelle romane originale.
1838
Destruction
Destruction
1838 (≈ 1838)
Ruine de la chapelle et de l'abbaye voisine.
1846
Classement MH
Classement MH
1846 (≈ 1846)
Protection par la liste des monuments historiques.
1848-1850
Reconstruction
Reconstruction
1848-1850 (≈ 1849)
Restauration à l’identique par Cron et Boeswillwald.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Nicolas : classement par liste de 1846
Personnages clés
| Sainte Odile - Fondatrice légendaire |
Aura édifié une chapelle primitive vers 700. |
| Émile Boeswillwald - Architecte en chef |
Supervisa la reconstruction au XIXe siècle. |
| Ed. Cron - Architecte restaurateur |
Dirigea les travaux de 1848 à 1850. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Nicolas de Saint-Nabor, située dans le Bas-Rhin en région Grand Est, fut construite entre 1150 et 1180 comme dépendance de l’abbaye Sainte-Marie de Niedermunster. Elle remplaçait une chapelle primitive fondée vers l’an 700 par sainte Odile, et servait d’hospice pour les pèlerins se rendant au Mont Sainte-Odile ou à l’abbaye de Hohenbourg. Dotée d’un petit clocher et entourée d’un mur protecteur, elle présentait un plan rectangulaire modeste (14,6 m x 5,7 m) avec une nef unique voûtée en berceau brisé.
La chapelle fut détruite en 1838, puis classée monument historique en 1846, ce qui permit sa reconstruction à l’identique entre 1848 et 1850 sous la direction des architectes Ed. Cron et Émile Boeswillwald. Sa particularité architecturale réside dans ses deux chœurs superposés : le chœur inférieur, dédié à saint Michel, et le chœur supérieur, dédié à saint Martin, accessible par des escaliers latéraux. Ce double niveau, rare pour l’époque, reflète son usage à la fois liturgique et hospitalier.
À l’intérieur, la chapelle abrite une dalle funéraire en grès rose datant du XVIe siècle (vers 1512), ornée de symboles eucharistiques (calice, hostie) et d’une inscription. Cette pierre, probablement celle d’un moine prémontré, témoigne du lien durable entre le site et les communautés religieuses locales. Aujourd’hui, la chapelle est gérée par une association et reste un exemple remarquable de l’architecture romane alsacienne, préservée grâce à sa restauration minutieuse au XIXe siècle.