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Chapelle Saint-Nicolas à Saint-Nabor dans le Bas-Rhin

Chapelle Saint-Nicolas

    85 Rue Sainte Odile
    67530 Saint-Nabor
Propriété d'une association
Chapelle Saint-Nicolas
Chapelle Saint-Nicolas
Chapelle Saint-Nicolas
Chapelle Saint-Nicolas
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Chapelle Saint-Nicolas
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Chapelle Saint-Nicolas
Chapelle Saint-Nicolas
Chapelle Saint-Nicolas
Chapelle Saint-Nicolas
Chapelle Saint-Nicolas
Crédit photo : Bernard Chenal - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1800
1900
2000
1150-1180
Construction initiale
1838
Destruction
1846
Classement MH
1848-1850
Reconstruction
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Nicolas : classement par liste de 1846

Personnages clés

Sainte Odile - Fondatrice légendaire Aura édifié une chapelle primitive vers 700.
Émile Boeswillwald - Architecte en chef Supervisa la reconstruction au XIXe siècle.
Ed. Cron - Architecte restaurateur Dirigea les travaux de 1848 à 1850.

Origine et histoire

La chapelle Saint-Nicolas de Saint-Nabor, située dans le Bas-Rhin en région Grand Est, fut construite entre 1150 et 1180 comme dépendance de l’abbaye Sainte-Marie de Niedermunster. Elle remplaçait une chapelle primitive fondée vers l’an 700 par sainte Odile, et servait d’hospice pour les pèlerins se rendant au Mont Sainte-Odile ou à l’abbaye de Hohenbourg. Dotée d’un petit clocher et entourée d’un mur protecteur, elle présentait un plan rectangulaire modeste (14,6 m x 5,7 m) avec une nef unique voûtée en berceau brisé.

La chapelle fut détruite en 1838, puis classée monument historique en 1846, ce qui permit sa reconstruction à l’identique entre 1848 et 1850 sous la direction des architectes Ed. Cron et Émile Boeswillwald. Sa particularité architecturale réside dans ses deux chœurs superposés : le chœur inférieur, dédié à saint Michel, et le chœur supérieur, dédié à saint Martin, accessible par des escaliers latéraux. Ce double niveau, rare pour l’époque, reflète son usage à la fois liturgique et hospitalier.

À l’intérieur, la chapelle abrite une dalle funéraire en grès rose datant du XVIe siècle (vers 1512), ornée de symboles eucharistiques (calice, hostie) et d’une inscription. Cette pierre, probablement celle d’un moine prémontré, témoigne du lien durable entre le site et les communautés religieuses locales. Aujourd’hui, la chapelle est gérée par une association et reste un exemple remarquable de l’architecture romane alsacienne, préservée grâce à sa restauration minutieuse au XIXe siècle.

Liens externes