Frise chronologique
1218
Premier document écrit
Premier document écrit
1218 (≈ 1218)
Plus ancien titre connu mentionnant l'hôpital.
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XIIe siècle (≈ 1250)
Période de fondation liée à l'hôpital Saint-Nicolas.
1668
Suppression de l'hôpital
Suppression de l'hôpital
1668 (≈ 1668)
Fin de la vocation hospitalière médiévale.
1861
Création du musée lapidaire
Création du musée lapidaire
1861 (≈ 1861)
Réutilisation par la Société éduenne.
12 juillet 1945
Classement monument historique
Classement monument historique
12 juillet 1945 (≈ 1945)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Nicolas (ancienne) : classement par arrêté du 12 juillet 1945
Personnages clés
| Jacques-Gabriel Bulliot - Président de la Société éduenne |
Initiateur du musée lapidaire en 1861. |
| M. Jovet - Propriétaire privé au XIXe siècle |
Ancien propriétaire avant conversion muséale. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Nicolas d'Autun, construite au XIIe siècle, était initialement rattachée à un hôpital pour pèlerins, l'hôpital Saint-Nicolas, situé dans le quartier de Marchaux, au nord de la ville. Le plus ancien document mentionnant cet établissement date de 1218. Cet hôpital, dédié à l'accueil des voyageurs et malades, reflétait l'importance des routes de pèlerinage médiévales en Bourgogne, notamment vers Saint-Jacques-de-Compostelle ou Vézelay.
L'hôpital fut supprimé en 1668, marquant la fin de sa vocation première. Au XIXe siècle, la chapelle devint un bien privé avant d'être acquise par M. Jovet. En 1861, Jacques-Gabriel Bulliot, président de la Société éduenne, négocia son utilisation pour y installer le musée lapidaire Saint-Nicolas, consacrant ainsi son nouveau rôle culturel. Ce musée abrite aujourd'hui des collections d'inscriptions et sculptures antiques issues du riche passé gallo-romain d'Autun.
Classée monument historique le 12 juillet 1945, la chapelle illustre l'architecture religieuse du XIIe siècle en Bourgogne. Sa protection officielle souligne son importance patrimoniale, tant pour son histoire médiévale que pour sa réutilisation moderne comme espace muséal. La chapelle reste un témoignage des liens entre hospitalité médiévale, patrimoine religieux et valorisation archéologique en Bourgogne-Franche-Comté.