Fondation du prieuré 2e moitié XIIe siècle (≈ 1250)
Fondation par l’abbaye bénédictine Saint-Martial de Limoges sur un terrain donné par le seigneur de Génissac.
XIXe siècle
Restauration et retour au culte
Restauration et retour au culte XIXe siècle (≈ 1865)
Restauration de la chapelle et retour au culte en 1947 après une période d'utilisation comme grange.
3 mai 2001
Inscription monument historique
Inscription monument historique 3 mai 2001 (≈ 2001)
La chapelle a été inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle (cad. AD 121) et les vestiges de l'ancien prieuré attenant en totalité (cad. domaine public, non cadastré, sous le sol du chemin rural desservant la chapelle) : inscription par arrêté du 3 mai 2001
Personnages clés
Seigneur de Génissac
Donateur du terrain pour la fondation du prieuré au XIIe siècle.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Nicolas
La chapelle Saint-Nicolas, dite Saint-Nicolas des Ardésinars, est une chapelle catholique romane du XIIe siècle située au Port de Génissac, sur la route départementale D128, dans la commune de Génissac (Gironde). Elle constitue le dernier vestige d’un prieuré fondé vers le milieu du XIIe siècle par l’abbaye bénédictine Saint‑Martial de Limoges, établi sur un terrain donné par le seigneur de Génissac pour célébrer son retour de croisade ; le port portait alors les noms de port d’Ardesma ou des Ardezinars. Le prieuré, entouré d’un cimetière attesté dès le XIIe siècle, fut cédé quelques années après sa fondation à l’abbaye de La Sauve‑Majeure. L’établissement fonctionnait encore au XVIIIe siècle puis fut vendu comme bien national à la Révolution ; la chapelle servit ensuite de chai et de grange jusqu’à environ 1940, avant d’être restaurée et rendue au culte en 1947. De petite taille (11 m sur 5 m), la chapelle présente un plan rectangulaire épaulé de contreforts plats et s’ouvre à l’ouest par une porte en arc brisé ; une croix de pierre couronne le pignon. Trois très étroites fenêtres romanes éclairent l’intérieur : leurs baies en arc brisé sont inscrites dans un arc en plein cintre. L’édifice comprend une nef et un chœur à chevet plat, couverts d’une voûte en berceau brisé ; les chapiteaux des colonnes portant les arcs doubleaux sont ornés de tresses de fougères et les bases sont pourvues d’un boudin saillant et de griffes aux angles. Le prieuré devait être accolé à la chapelle ; les montants d’une cheminée englobés dans le mur sud, au niveau du premier étage, constituent le seul témoignage de la maison du prieur. La chapelle a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 3 mai 2001.