Frise chronologique
26 janvier 1516
Concession d'indulgences
Concession d'indulgences
26 janvier 1516 (≈ 1516)
Accord papal pour la chapelle.
1599
Restauration attestée
Restauration attestée
1599 (≈ 1599)
Date gravée sur une pierre.
1ère moitié du XVIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1ère moitié du XVIe siècle (≈ 1650)
Période de construction initiale du monument.
26 mars 1943
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
26 mars 1943 (≈ 1943)
Protection de l'ensemble (chapelle, cimetière, calvaire, fontaine).
1975
Campagne de restauration
Campagne de restauration
1975 (≈ 1975)
Travaux de conservation modernes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Philibert, ancien cimetière qui l'entoure, calvaire et fontaine (cad. AI 129) : classement par arrêté du 26 mars 1943
Personnages clés
| Henry Corn - Fabricien (responsable de la fabrique paroissiale) |
Mentionné dans l'inscription de 1599. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Philibert et Saint-Roch, située à Moëlan-sur-Mer dans le Finistère, est un édifice religieux construit durant la première moitié du XVIe siècle. Elle fait partie d’un ensemble classé au titre des monuments historiques depuis 1943, incluant la chapelle elle-même, son cimetière, un calvaire en granit avec une Pietà, et une fontaine alimentant un lavoir. L’architecture de la chapelle se distingue par une nef à bas-côtés, un transept prolongé par un chevet, et un clocher au-dessus du porche, conçu pour accueillir des cloches de tailles variées. À l’intérieur, des voûtes en bois enduites de plâtre reposent sur des arcades en tiers-point, tandis que des vitraux du XVe siècle, comme ceux représentant la Nativité et l’Adoration des mages, subsistent dans le chevet.
La chapelle abrite un riche mobilier statuaire, dont des œuvres en bois polychrome des XVIe et XVIIe siècles : une Notre-Dame de Bonne Nouvelle, un Dieu le Père issu d’une Trinité, une Pietà, un saint Christophe, ainsi que des statues de saint Roch et saint Philibert datées du XVIIe siècle. Une concession d’indulgences lui fut accordée en 1516, et une restauration est attestée en 1599 par une inscription mentionnant Henry Corn, fabricien de Saint-Roch. Une seconde campagne de restauration eut lieu en 1975. Le site, propriété de la commune, illustre l’importance des ensembles paroissiaux bretons, mêlant fonctions religieuses, commémoratives (calvaire) et pratiques (fontaine et lavoir).
Le calvaire, typique de l’art breton, repose sur un socle de granit et représente les trois croix traditionnelles accompagnées d’une Pietà. La fontaine, dotée d’une niche en plein cintre, rappelle le rôle des sources sacrées dans les dévotions locales. Ces éléments, associés à l’ancien cimetière, soulignent la dimension communautaire et spirituelle du lieu, marqué par des siècles de pratiques religieuses et de pèlerinages. L’ensemble, protégé en 1943, témoigne de la richesse du patrimoine religieux finistérien et de son ancrage dans le paysage breton.