Origine et histoire de la Chapelle Saint-Pierre
La chapelle Saint-Pierre de Beaucaire, construite vers 1770, est un édifice religieux du 3e quart du XVIIIe siècle. Elle est attenante à l'église Notre-Dame des Pommiers, située à gauche de la nef. Ce petit monument, composé d'une nef de deux travées et d'un chevet rectangulaire, fut édifié par la famille Emery, dont un membre occupa le poste de trésorier de la confrérie du Saint-Sacrement de 1734 à 1791. Son architecture présente des voûtes en berceau et des voûtes d'arêtes ornées, ainsi que des niches et portes symétriques.
Le chevet de la chapelle, voûté en berceau, est marqué par des ornements sculptés à la croisée. À l'extérieur, une porte axiale rectangulaire, encadrée de chaînes et pilastres, est surmontée d'un fronton triangulaire. L'accès à la chapelle se fait par un passage étroit menant à une cour intérieure, délimitée par la chapelle, l'église et un mur de clôture. Ce mur, contre lequel s'appuie le chevet, pourrait être un vestige de l'ancienne église Notre-Dame.
Une tourelle carrée en encorbellement, soutenue par une trompe appareillée, se trouve dans l'angle du mur de clôture. Des traces de voûtes en berceau, peut-être romanes, et d'une arcature plus tardive, ainsi que des éléments classiques comme une console plaquée, témoignent de l'histoire complexe de ce site. La chapelle, classée Monument Historique en 1973, est aujourd'hui propriété de la commune de Beaucaire.
La localisation de la chapelle est approximative, avec une adresse principale au 19 rue Ledru-Rollin, bien que les coordonnées GPS suggèrent une position proche du 14 rue du Château. Ces incohérences géographiques reflètent les défis de précision dans la documentation historique.
La chapelle Saint-Pierre, bien que modeste, illustre l'architecture religieuse provinciale du XVIIIe siècle, marquée par des influences classiques et des réutilisations d'éléments plus anciens. Son histoire est liée à la confrérie du Saint-Sacrement, une institution religieuse locale active durant l'Ancien Régime.
L'édifice, fermé ou partiellement accessible, conserve un intérêt patrimonial notable, tant pour son architecture que pour son rôle dans l'histoire religieuse de Beaucaire. Les vestiges visibles, comme les voûtes romanes, offrent un aperçu des transformations architecturales sur plusieurs siècles.