Frise chronologique
967
Donation à Ganagobie
Donation à Ganagobie
967 (≈ 967)
L’évêque Ours donne l’église à Ganagobie.
1019
Cession à Cluny
Cession à Cluny
1019 (≈ 1019)
Tassilo cède la chapelle à Cluny.
1155
Première mention papale
Première mention papale
1155 (≈ 1155)
Bulle du pape Adrien IV citant la chapelle.
XIIe-XIIIe siècles
Construction actuelle
Construction actuelle
XIIe-XIIIe siècles (≈ 1350)
Période de construction selon la DRAC.
11 juillet 1984
Classement monument historique
Classement monument historique
11 juillet 1984 (≈ 1984)
Inscription en tant que ruines.
1986-1993
Première restauration
Première restauration
1986-1993 (≈ 1990)
Travaux menés par des associations locales.
2021
Nouvelle restauration
Nouvelle restauration
2021 (≈ 2021)
Projet soutenu par la Fondation du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Pierre (ruines) (cad. A 161) : inscription par arrêté du 11 juillet 1984
Personnages clés
| Ours - Évêque |
Donne l’église à Ganagobie en 967. |
| Tassilo - Seigneur local |
Cède la chapelle à Cluny en 1019. |
| Adrien IV - Pape |
Mentionne la chapelle en 1155. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Pierre, dite de Viviers, est une chapelle romane située au hameau de Saint-Pierre à Pierrerue, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Des fouilles ont révélé des tombes des VIe et VIIIe siècles autour du site, attestant d’une occupation ancienne. Le premier édifice connu fut un prieuré édifié au XIe siècle, dépendant de l’abbaye de Ganagobie, mais la chapelle actuelle date des XIIe et XIIIe siècles, selon la DRAC.
L’histoire de la chapelle est marquée par des changements de propriété. Donnée en 967 par l’évêque Ours au prieuré de Ganagobie, elle est ensuite usurpée par des chevaliers avant d’être cédée à Cluny en 1019 par Tassilo. Elle passe sous le contrôle du chapitre de Forcalquier au début du XIIe siècle, puis de l’évêque de Sisteron avant de revenir à Ganagobie au XVe siècle. Une bulle papale d’Adrien IV en 1155 mentionne pour la première fois la chapelle.
La chapelle, en ruines, a été inscrite comme monument historique en 1984. Elle a été restaurée entre 1986 et 1993 grâce à l’association Alpes de Lumières et La renaissance de Pierrerue. Une nouvelle campagne de restauration est prévue en 2021, soutenue par la Fondation du patrimoine.
D’un point de vue architectural, la chapelle se compose d’une nef et d’un chevet semi-circulaire surmonté d’un clocher-mur. Les éléments les plus anciens, comme le chœur, l’abside et ses absidioles, sont construits en moellons, avec des pierres de taille réservées aux baies et au clocher. Le chevet présente une fenêtre étroite encadrée de colonnettes primitives, probablement issues d’un remploi, et ornées d’une frise de dents d’engrenage.
La façade occidentale, sobre, est marquée par une porte ogivale et un œil-de-bœuf. Ces caractéristiques illustrent le style roman provençal, mêlant simplicité et éléments décoratifs hérités de périodes antérieures.