Construction du prieuré XIe siècle (≈ 1150)
Édification du prieuré dépendant de l'abbaye de Ganagobie.
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef et du chœur romans de la chapelle actuelle.
XIIIe siècle
Achèvement de la chapelle
Achèvement de la chapelle XIIIe siècle (≈ 1350)
Fin de la construction de la chapelle dans son état actuel.
1986-1993
Restauration majeure
Restauration majeure 1986-1993 (≈ 1990)
Restauration de la chapelle avec le concours d'Alpes de Lumières et de l'association La renaissance de Pierrerue.
2021
Nouvelle restauration
Nouvelle restauration 2021 (≈ 2021)
Programmation d'une nouvelle restauration avec le concours de la Fondation du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Pierre (ruines) (cad. A 161) : inscription par arrêté du 11 juillet 1984
Personnages clés
Ours
Évêque ayant donné l'église Saint-Pierre au prieuré de Ganagobie en 967.
Tassilo
Personnage ayant donné l'église à l'abbaye de Cluny en 1019.
Adrien IV
Pape ayant mentionné la chapelle dans une bulle en 1155.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Pierre
La chapelle Saint-Pierre, dite de Viviers ou Saint-Pierre des Visiers, est une chapelle romane située au hameau de Saint-Pierre à Pierrerue, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Des fouilles ont mis au jour des tombes datées des VIe et VIIIe siècles autour de l'édifice. Le premier bâtiment connu sur le site fut un prieuré édifié dans la seconde moitié du XIe siècle et dépendant de l'abbaye de Ganagobie, tandis que la DRAC date la chapelle actuelle des XIIe et XIIIe siècles. L'église Saint-Pierre fut donnée par l'évêque Ours au prieuré de Ganagobie en 967 ; elle passa ensuite, probablement usurpée par des chevaliers, entre les mains de Tassilo qui la donna en 1019 à l'abbaye de Cluny. Elle appartint ensuite au chapitre de Forcalquier au début du XIIe siècle, à l'évêque de Sisteron au milieu du siècle, puis revint à Ganagobie au XVe siècle. La chapelle est mentionnée pour la première fois dans une bulle du pape Adrien IV en date du 7 novembre 1155. Inscrite comme monument historique par arrêté du 11 juillet 1984 alors qu'elle était en ruines, elle a été restaurée entre 1986 et 1993 avec le concours d'Alpes de Lumières et de l'association La renaissance de Pierrerue, et une nouvelle restauration a été programmée en 2021 avec le concours de la Fondation du patrimoine. L'édifice se compose d'une nef et d'un chevet semi-circulaire, plus étroit que la nef et surmonté d'un clocher-mur ; du premier état subsistent le chœur, l'abside, ses deux absidioles et le clocher-mur. La construction en moellons réserve l'usage de la pierre de taille aux encadrements des baies et au clocher-mur. Le chevet est percé de trois fenêtres ; la principale présente une décoration remarquable : une ouverture très étroite placée au fond d'une loge en pierre de taille, encadrée de deux colonnettes monolithes assez primitives et très différentes l'une de l'autre, qui constituent certainement un remploi d'époque antérieure. Les chapiteaux de ces colonnettes sont surmontés d'une frise à dents d'engrenage qui se prolonge tant à l'intérieur de la loge qu'à l'extérieur, et la façade occidentale est ornée d'une porte ogivale accompagnée d'un œil-de-bœuf.