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Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue dans les Alpes-de-Haute-Provence

Patrimoine classé Clocher-mur Chapelle Art roman provençal

Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue

    Hameau de Saint-Pierre 
    04300 Pierrerue
Propriété de la commune
Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue
Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue
Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue
Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue
Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue
Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue
Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue
Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue
Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue
Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue
Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue
Crédit photo : EmDee - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1900
2000
967
Donation à Ganagobie
1019
Cession à Cluny
1155
Première mention papale
XIIe-XIIIe siècles
Construction actuelle
11 juillet 1984
Classement monument historique
1986-1993
Première restauration
2021
Nouvelle restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Pierre (ruines) (cad. A 161) : inscription par arrêté du 11 juillet 1984

Personnages clés

Ours - Évêque Donne l’église à Ganagobie en 967.
Tassilo - Seigneur local Cède la chapelle à Cluny en 1019.
Adrien IV - Pape Mentionne la chapelle en 1155.

Origine et histoire

La chapelle Saint-Pierre, dite de Viviers, est une chapelle romane située au hameau de Saint-Pierre à Pierrerue, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Des fouilles ont révélé des tombes des VIe et VIIIe siècles autour du site, attestant d’une occupation ancienne. Le premier édifice connu fut un prieuré édifié au XIe siècle, dépendant de l’abbaye de Ganagobie, mais la chapelle actuelle date des XIIe et XIIIe siècles, selon la DRAC.

L’histoire de la chapelle est marquée par des changements de propriété. Donnée en 967 par l’évêque Ours au prieuré de Ganagobie, elle est ensuite usurpée par des chevaliers avant d’être cédée à Cluny en 1019 par Tassilo. Elle passe sous le contrôle du chapitre de Forcalquier au début du XIIe siècle, puis de l’évêque de Sisteron avant de revenir à Ganagobie au XVe siècle. Une bulle papale d’Adrien IV en 1155 mentionne pour la première fois la chapelle.

La chapelle, en ruines, a été inscrite comme monument historique en 1984. Elle a été restaurée entre 1986 et 1993 grâce à l’association Alpes de Lumières et La renaissance de Pierrerue. Une nouvelle campagne de restauration est prévue en 2021, soutenue par la Fondation du patrimoine.

D’un point de vue architectural, la chapelle se compose d’une nef et d’un chevet semi-circulaire surmonté d’un clocher-mur. Les éléments les plus anciens, comme le chœur, l’abside et ses absidioles, sont construits en moellons, avec des pierres de taille réservées aux baies et au clocher. Le chevet présente une fenêtre étroite encadrée de colonnettes primitives, probablement issues d’un remploi, et ornées d’une frise de dents d’engrenage.

La façade occidentale, sobre, est marquée par une porte ogivale et un œil-de-bœuf. Ces caractéristiques illustrent le style roman provençal, mêlant simplicité et éléments décoratifs hérités de périodes antérieures.

Liens externes