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Frise chronologique
1520
Première mention écrite
Première mention écrite
1520 (≈ 1520)
Nomination de Guy de Sainte-Marie comme curé.
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Édification de la chapelle en silex.
1634-1667
Curat de Guillaume Maillard
Curat de Guillaume Maillard
1634-1667 (≈ 1651)
Enrichissement du mobilier et travaux majeurs.
XVIIe siècle
Peintures et retables
Peintures et retables
XVIIe siècle (≈ 1750)
Création des 23 tableaux de la vie du Christ.
1839
Fusion paroissiale
Fusion paroissiale
1839 (≈ 1839)
Absorption par Saint-Nicolas-de-Sommaire.
19 mai 1906
Classement monument historique
Classement monument historique
19 mai 1906 (≈ 1906)
Protection officielle de l’édifice et de son mobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Pierre : classement par arrêté du 19 mai 1906
Personnages clés
| Guy de Sainte-Marie - Curé de la paroisse |
Premier curé mentionné en 1520. |
| Guillaume Maillard - Curé et mécène (1634-1667) |
Finança retables, sacristie et décor intérieur. |
| Jean Beaudoit - Ancien curé |
Prédécesseur de Guy de Sainte-Marie en 1520. |
| François de La Pierre - Seigneur présentateur |
Nomma Guillaume Maillard en 1634. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Pierre de Saint-Nicolas-de-Sommaire, située dans l’Orne en Normandie, est une ancienne église paroissiale du XVe siècle, classée monument historique en 1906. Construite en moellons de silex recouverts de chaux, elle se distingue par son toit et son clocher en bardeaux de bois, ainsi que par une flèche élancée. À l’intérieur, une voûte en bois ornée de motifs noirs et une charpente robuste avec entraits soutiennent l’édifice. L’arc ogival séparant la nef du chœur et les retables sculptés, dont celui du maître-autel richement décoré, témoignent de son importance artistique et religieuse.
L’histoire de la chapelle est marquée par son rôle central dans la paroisse de Saint-Pierre-de-Sommaire, absorbée par Saint-Nicolas-de-Sommaire en 1839. Les premiers écrits la mentionnent en 1520, lors de la nomination de Guy de Sainte-Marie comme curé, succédant à Jean Beaudoit. La paroisse, rattachée au diocèse d’Évreux, était sous le patronage alternatif des seigneurs des fiefs de l’Auvent et de Raveton. Au XVIIe siècle, le curé Guillaume Maillard (1634-1667) enrichit considérablement son mobilier, comme en témoigne sa plaque funéraire en ardoise près de l’entrée. Il financera notamment les retables, la sacristie, et des œuvres d’art encore visibles aujourd’hui.
L’architecture intérieure révèle un patrimoine exceptionnel : un tabernacle monumental surplombé d’un Christ aux liens entouré des évangélistes, un retable du maître-autel typique du pays d’Ouche, et des statues comme celle de saint Claude ou de saint Méen. La nef abrite aussi vingt-trois tableaux du XVIIe siècle illustrant la vie du Christ, une chaire du XVIe siècle, et un confessionnal de 1770. Chaque année, une messe pour Notre-Dame du Rosaire y est célébrée en octobre, perpétuant sa vocation spirituelle.
La chapelle, propriété de la commune, est ouverte lors des Journées du patrimoine. Son classement en 1906 souligne sa valeur historique et artistique, tandis que son mobilier, préservé malgré les siècles, offre un témoignage rare de l’art religieux normand des XVIe et XVIIe siècles. Les contributions de Guillaume Maillard, gravées sur sa pierre tombale, rappellent l’engagement des curés dans l’embellissement de ces lieux de culte ruraux.