Construction de la chapelle 1676 (≈ 1676)
Date portée sur le pignon ouest.
1670–1770
Cahier des miracles
Cahier des miracles 1670–1770 (≈ 1720)
81 récits de guérisons consignés.
1890
Restauration de la fontaine
Restauration de la fontaine 1890 (≈ 1890)
Fontaine Saint-Quirin remaniée.
9 septembre 1993
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 9 septembre 1993 (≈ 1993)
Chapelle et retable protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle, y compris son rétable (cad. ZN 207) : classement par arrêté du 9 septembre 1993
Personnages clés
Sébastien de Robien - Seigneur de Kerivalan
Commanditaire probable de la reconstruction.
Estienne François - Maçon
Participation à la construction.
Jean Touareg - Maçon
Participation à la construction.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Quirin
La chapelle Saint-Quirin de Brech, située au lieu-dit Saint-Guérin dans le Morbihan, est construite en 1676 dans un style architectural rural classique. Elle remplace un édifice antérieur dont la date reste inconnue. Son plan rectangulaire, son chevet plat et sa toiture brisée aux pignons découverts en font un exemple rare de chapelle bretonne de cette époque. Le pignon ouest porte les armes de Sébastien de Robien, seigneur de Kerivalan, et de son épouse, suggérant leur rôle dans sa reconstruction. La porte sud, aux griffes chanfreinées, pourrait provenir de l’ancienne chapelle.
La chapelle est dédiée à un saint incertain : saint Quirin, saint Guénin, ou une divinité gallo-romaine comme Quirinus, en lien avec l’occupation antique du site. À proximité, la fontaine Saint-Quirin (XVIIe siècle, restaurée en 1890) était un lieu de dévotion où les pèlerins, souffrant de fièvres ou de rhumatismes, se lavaient et buvaient son eau pour obtenir des guérisons miraculeuses. Un cahier des miracles (1670–1770) recense 81 récits de guérisons, témoignant de l’importance du sanctuaire avant son déclin.
Classée Monument Historique depuis le 9 septembre 1993, la chapelle se distingue par son retable et son clocher carré surmonté d’une flèche. Les maçons Estienne François et Jean Touareg ont participé à sa construction. Propriété de la commune, elle illustre le patrimoine religieux breton et son ancrage dans les pratiques populaires de l’Ancien Régime.