Construction de la chapelle 1676 (≈ 1676)
Date portée sur le pignon ouest sous le clocher, marquant l'édification de la chapelle.
1696
Érection du retable
Érection du retable 1696 (≈ 1696)
Date inscrite sur l'emmarchement de l'autel correspondant probablement à l'érection du retable.
1890
Restauration de la fontaine
Restauration de la fontaine 1890 (≈ 1890)
Restauration de la fontaine de dévotion située à proximité de la chapelle.
9 septembre 1993
Classement monument historique
Classement monument historique 9 septembre 1993 (≈ 1993)
Date à laquelle la chapelle et son retable ont été classés au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle, y compris son rétable (cad. ZN 207) : classement par arrêté du 9 septembre 1993
Personnages clés
Sébastien de Robien
Propriétaire de la seigneurie de Kerivalan, dont les armes figurent sur le pignon ouest de la chapelle.
Françoise du Cleuz
Épouse de Sébastien de Robien, dont les armes sont également présentes sur le pignon ouest de la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Quirin
La chapelle Saint-Quirin, située au lieu-dit Saint-Guérin à Bréch (Morbihan), est une des rares chapelles rurales bretonnes d'architecture classique, érigée en 1676, date portée sur le pignon ouest sous le clocher. L'édifice présente un plan rectangulaire, un chevet plat et une sacristie postérieure à cinq pans accolée dans l'axe de la chapelle. Le pignon ouest comporte une porte rectangulaire surmontée d'une corniche et une niche munie d'un oculus ; le clocher, de plan carré, est coiffé d'une petite flèche. La chapelle remplace un édifice plus ancien dont la date est inconnue ; la porte sud chanfreinée, pourvue de griffes, pourrait provenir de cet édifice antérieur. Cette chapelle privée dépendait de la seigneurie de Kerivalan, alors propriété de la famille de Robien ; au pignon ouest figurent les armes de Sébastien de Robien en alliance avec celles de son épouse, probablement Françoise du Cleuz, interprétées comme d'or à l'émanche de trois pièces de gueules, mouvant du flanc senestre. La date de 1696 inscrite sur l'emmarchement de l'autel pourrait correspondre à l'érection du retable. La dédicace de la chapelle reste incertaine : on a avancé plusieurs identifications, parmi lesquelles saint Guénin, saint Quirin, un saint breton nommé Quiry ou Kiri, ou la divinité romaine Quirinus, le village de Saint-Guénin ayant été habité à l'époque gallo-romaine. À proximité se trouve une fontaine de dévotion datée du XVIIe siècle et restaurée en 1890 ; une statue en granite de saint Quirin a été placée à côté en 1998. La chapelle et la fontaine faisaient l'objet d'un pèlerinage au cours duquel les fidèles faisaient plusieurs tours de la chapelle, participaient à la messe, puis se rendaient à la fontaine pour laver le membre malade dans le bassin et boire son eau. On rapporte que certains pèlerins revenaient guéris ; le sanctuaire attirait notamment des personnes souffrant de fièvres, de rhumatismes ou de troubles oculaires et locomoteurs. Un cahier des miracles, contenant le récit de 81 guérisons, a été tenu entre 1670 et 1770. La chapelle et son retable sont classés au titre des monuments historiques depuis le 9 septembre 1993. Des photographies et documents présentent la chapelle sous différents angles (vue d'ensemble, façade sud, intérieur), le retable, ainsi que la fontaine avec son bassin rond destiné aux ablutions des malades et les statues de la Vierge et de saint Quirin.