Frise chronologique
1916
Destruction du village
Destruction du village
1916 (≈ 1916)
Cumières rasé pendant la bataille de Verdun.
1928
Reconstruction du mur d’enclos
Reconstruction du mur d’enclos
1928 (≈ 1928)
Début des travaux du cimetière communal.
1930-1934
Construction des chapelles
Construction des chapelles
1930-1934 (≈ 1932)
Période d’édification des neuf mémoriaux.
15 décembre 2021
Protection du monument
Protection du monument
15 décembre 2021 (≈ 2021)
Inscription à l’inventaire des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle Saint-Rémi, le sol de la parcelle et le mur d’enceinte du cimetière, en totalité, situés sur la parcelle n° 37, figurant au cadastre section B, le tout conformément au plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 15 décembre 2021
Personnages clés
| Georges Perceval - Architecte |
Concepteur de la chapelle Saint-Rémi. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Rémi, située à Cumières-le-Mort-Homme, a été construite dans la première moitié du XXe siècle à l’emplacement de l’ancienne église du village, détruit pendant la Première Guerre mondiale. Elle adopte une architecture sobre, avec une cella rectangulaire de moins de 5 mètres de long, typique des chapelles funéraires. Entourée du cimetière communal, elle perpétue la mémoire des victimes et du village disparu, classé parmi les neuf communes « mortes pour la France » de la zone rouge de Verdun.
Cumières-le-Mort-Homme fait partie des neuf villages meusiens anéantis lors de la bataille de Verdun (1916), jugés irréconstructibles. Malgré leur disparition physique, ces communes conservent une existence administrative symbolique. Entre 1930 et 1934, neuf chapelles commémoratives, financées par les dommages de guerre, sont érigées pour honorer ces villages. Celle de Cumières, conçue par l’architecte Georges Perceval, incarne ce devoir de mémoire unique en France.
La chapelle, le sol de sa parcelle et le mur d’enceinte du cimetière sont protégés depuis décembre 2021. Leur localisation, près de l’ancienne rue haute (actuelle D123), rappelle l’urbanisme d’avant-guerre. Le dépouillement de l’édifice reflète sa vocation mémorielle, distincte des reconstructions monumentales. La chapelle-abri symbolise aussi la résilience des populations locales, marquées par un conflit ayant redessiné le paysage et la mémoire collective.