Frise chronologique
vers 1470
Construction présumée
Construction présumée
vers 1470 (≈ 1470)
Par Antoinette de La Cropte et Raymond Arnal
1520-1541
Construction alternative
Construction alternative
1520-1541 (≈ 1531)
Par Bertrand Arnal de la Faye
23 novembre 1794
Vente comme bien national
Vente comme bien national
23 novembre 1794 (≈ 1794)
À Pierre Reynal pendant la Révolution
13 janvier 1948
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
13 janvier 1948 (≈ 1948)
Protection officielle de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Rémy-d'Auriac : inscription par arrêté du 13 janvier 1948
Personnages clés
| Antoinette de La Cropte - Commanditaire présumée |
Familles nobles liées à la construction |
| Raymond Arnal de Montignac - Commanditaire présumé |
Allié aux La Cropte vers 1470 |
| Bertrand Arnal de la Faye - Abbé commendataire |
Possible constructeur au XVIe siècle |
| Bertrand de La Cropte - Évêque de Sarlat |
Curé d'Auriac en 1406, lié aux blasons |
| Eugène Le Roy - Écrivain |
A décrit le pèlerinage dans *Jacquou le Croquant* |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Rémy est une chapelle catholique située à Auriac-du-Périgord, dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. Construite en contrebas du château de la Faye, elle est associée à deux périodes distinctes selon les sources : le XVe siècle (vers 1470) par l'analyse des blasons familiaux des La Cropte et Arnal, ou le XVIe siècle (entre 1520 et 1541) sous l'impulsion de Bertrand Arnal de la Faye, abbé commendataire de Terrasson. Son architecture et ses décors héraldiques reflètent ces liens avec les familles nobles locales.
La chapelle est dédiée à saint Rémy, un saint guérisseur, attirant depuis des siècles des pèlerins souffrant de maux divers. Le roman Jacquou le Croquant d'Eugène Le Roy décrit ce pèlerinage annuel, où les fidèles se frottaient aux murs ou entraient pour implorer le saint. Vendu comme bien national en 1794 pendant la Révolution, l'édifice a été inscrit aux monuments historiques en 1948. Aujourd'hui, le pèlerinage perdure chaque année autour du 23 août, rassemblant entre 50 et 80 participants.
Les blasons sculptés sur les clés de voûte offrent des indices sur son histoire : le blason ouest combine les armes des La Cropte et des Arnal (futurs La Faye), suggérant un mariage ou une alliance vers 1470 entre Antoinette de La Cropte et Raymond Arnal de Montignac. Le blason oriental évoquerait Bertrand de La Cropte, curé d'Auriac en 1406 puis évêque de Sarlat (1416-1446). Ces éléments soulignent le rôle religieux et social de la chapelle, liée à l'aristocratie locale et à la dévotion populaire.
Propriété de la commune depuis sa restauration, la chapelle n'est généralement pas ouverte au public en dehors des événements religieux. Sa localisation isolée, à plus d'un kilomètre du bourg, et son état de conservation en font un témoignage rare de l'architecture religieuse rurale du Périgord, mêlant héritage médiéval et Renaissance.