Construction de la chapelle 4e quart XVe siècle - 1er quart XVIe siècle (≈ 1587)
Édifiée par la famille de Banze, seigneurs d'Autoire.
31 décembre 2014
Classement monument historique
Classement monument historique 31 décembre 2014 (≈ 2014)
Inscription de la chapelle en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité (cad. B 351) : inscription par arrêté du 31 décembre 2014
Personnages clés
Famille de Banze - Seigneurs d'Autoire et commanditaires
Armoiries présentes dans les décors peints.
Saint Roch - Patron des pestiférés
Dédicataire de la chapelle, invoqué contre la peste.
Origine et histoire
La chapelle Saint-Roch d'Autoire est un édifice religieux catholique construit entre le 4e quart du XVe siècle et le 1er quart du XVIe siècle. Elle est située dans le village d'Autoire, dans le département du Lot, en région Occitanie. Son origine est probablement liée à une épidémie de peste, comme en témoigne l’inscription « St ROCH POUR LA PESTE » gravée sur le linteau de la porte ouest. Saint Roch, patron des pestiférés, donne son nom à ce lieu de dévotion, érigé en ex-voto par la communauté ou un seigneur local.
La chapelle a été édifiée sous l’impulsion d’un membre de la famille de Banze, seigneurs d’Autoire, dont les armoiries figurent parmi les décors peints intérieurs. Ces peintures murales, datant de la fin du Moyen Âge, illustrent un programme iconographique simple : des saints alignés sur les murs latéraux, reflétant les pratiques dévotionnelles de l’époque. L’édifice, de plan quadrangulaire, abrite un autel en pierre de taille, typique des petites chapelles rurales destinées à la prière collective ou aux processions.
Classée au titre des monuments historiques depuis le 31 décembre 2014, la chapelle Saint-Roch appartient aujourd’hui à la commune d’Autoire. Son architecture et ses décors peints en font un témoignage rare de l’art religieux lotois de la transition entre Moyen Âge et Renaissance. Les sources mentionnent également son rôle potentiel dans la mémoire locale des épidémies, bien que les archives précises sur son usage initial restent fragmentaires.
Les références bibliographiques, comme les ouvrages de Colette Chantraine (1994) ou l’étude dirigée par Nicolas Bru (2012), soulignent son intérêt patrimonial. Les peintures murales, étudiées dans le cadre du patrimoine polychrome du Lot, sont citées comme un exemple remarquable de l’art sacré provincial. La chapelle est aujourd’hui accessible au public, bien que son état de conservation et ses modalités de visite ne soient pas détaillés dans les sources disponibles.