Décès de Pierre Borne 1635 (≈ 1635)
Inhumation dans l’ancien cimetière des pestiférés.
1636
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1636 (≈ 1636)
Érigée par Guillaume et Étienne Borne.
1687
Érection de la croix torsadée
Érection de la croix torsadée 1687 (≈ 1687)
Symbole de la Contre-Réforme face à la chapelle.
XIXe siècle
Ajout du clocher
Ajout du clocher XIXe siècle (≈ 1865)
Dôme à l’impériale recouvert de tavaillons.
6 avril 1994
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 6 avril 1994 (≈ 1994)
Chapelle, enclos et croix protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble chapelle, enclos et croix monumentale (cad. A 83, 82) : inscription par arrêté du 6 avril 1994
Personnages clés
Pierre Borne - Père des commanditaires
Inhumé en 1635, à l’origine de la chapelle.
Guillaume Borne - Commanditaire
Fils de Pierre, finance la construction en 1636.
Étienne Borne - Commanditaire
Frère de Guillaume, co-financeur de la chapelle.
Origine et histoire
La chapelle Saint-Roch d'Urtière est un petit édifice religieux catholique construit au début du XVIIe siècle, plus précisément en 1636, comme l’indique le linteau de sa porte. Elle fut érigée par Guillaume et Étienne Borne en hommage à leur père, Pierre Borne, décédé en 1635 et inhumé sur place. Située sur l’emplacement d’un ancien cimetière de pestiférés, dit cimetière des bossus, elle symbolise la mémoire des victimes de la peste. Son architecture modeste, de plan carré, et son enclos en pierre reflètent son caractère funéraire et commémoratif.
En 1687, une croix monumentale torsadée, typique de l’art de la Contre-Réforme, fut érigée face à la chapelle. Ce type de croix, souvent associé à la lutte contre le protestantisme, renforce le caractère religieux et historique du site. Au XIXe siècle, un clocher fut ajouté, doté d’un dôme à l’impériale recouvert de tavaillons (tuiles en bois), une technique traditionnelle comtoise pour protéger l’édifice des intempéries.
La chapelle abrite le tombeau de Pierre Borne, marqué par une pierre tombale sculptée portant l’inscription : « CI GIT PIERRE BORNE DURTIR DECEDE L'AN 1635 DIEU AIT SON AME ». À l’intérieur, l’autel, soutenu par des colonnes torsadées, supporte un tableau représentant sainte Anne et saint Roch, patronne du village. L’ensemble — chapelle, enclos et croix — fut inscrit aux monuments historiques le 6 avril 1994, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Isolée à l’écart du hameau d’Urtière (8 habitants en 2011), la chapelle dépendait autrefois de la paroisse de Maîche, dans le diocèse de Besançon. Son emplacement dans une clairière boisée, loin des habitations, rappelle son origine funéraire et son rôle de lieu de recueillement. Aujourd’hui propriété de la commune, elle témoigne à la fois de l’histoire locale, des épidémies passées et de la piété des familles bourgeoises de Franche-Comté.
Architecturalement, la chapelle se distingue par sa simplicité et ses éléments typiques de la région : murets en pierre, toit à l’impériale, et décors sobres. Le clocher-porche, ajouté postérieurement, illustre l’évolution du site, tandis que la croix de 1687 souligne son ancrage dans le contexte religieux mouvementé de l’époque. L’ensemble forme un patrimoine rural remarquable, à la fois modeste et chargé d’histoire.
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