Vente comme bien national 1793 (≈ 1793)
Transformée en grange pendant la Révolution.
23 septembre 1971
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 23 septembre 1971 (≈ 1971)
Protection de la crypte romane.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La crypte (cad. AI 47) : inscription par arrêté du 23 septembre 1971
Personnages clés
Yves de Creil - Sire de Bellême et fondateur
Fonde la basilique vers 960.
Docteur Serais - Propriétaire et bienfaiteur
Rachète et rend la chapelle au culte.
Marquis de Chennevières - Propriétaire et restaurateur
Acheteur en 1856, restaure le logis.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Santin
La chapelle Saint-Santin de Bellême, aussi appelée chapelle Notre-Dame-du-Vieux-Château, est un édifice religieux situé sur le territoire de la commune de Bellême, dans le département de l'Orne, en Normandie. Elle est considérée comme le plus ancien édifice religieux encore existant dans l'Orne. Fondée vers 960 par Yves de Creil, sire de Bellême, elle était à l'origine une basilique dédiée à Notre-Dame. Cet acte de fondation est le premier document attestant l'existence de la ville de Bellême.
En 1026, les chanoines quittent la chapelle pour la collégiale Saint-Léonard, construite dans le nouveau château de Bellême. Dès lors, la chapelle est desservie par des chapelains de Saint-Sauveur de Bellême jusqu'à la Révolution. L'édifice subit des remaniements partiels au XIIe siècle, puis des transformations majeures au XVe siècle, notamment la reconstruction de la partie Est de la nef et du chœur. La crypte et ses peintures murales datent également de cette période.
Vendue comme bien national en 1793, la chapelle est transformée en grange avant d'être rachetée par le docteur Serais, qui la rend au culte et y est enterré en 1828. En 1856, elle est acquise par le marquis de Chennevières, qui restaure le logis adjacent. La crypte, élément le plus ancien, est inscrite aux monuments historiques en 1971. Elle conserve des traces de peintures murales du XVe siècle et une voûte en berceau renforcée d'un arc doubleau.
Le chœur, surélevé par rapport à la nef, repose sur cette crypte romane primitive. Deux fenêtres romanes s'ouvrent au-dessus de l'autel dédié à sainte Marie Madeleine. L'édifice illustre ainsi plusieurs siècles d'histoire religieuse et architecturale, depuis sa fondation médiévale jusqu'à ses restaurations modernes.