145 Rue des Rochers (Lanslevillard) 73480 Val-Cenis
Frise chronologique
Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
3400 av. J.-C.
…
100 av. J.-C.
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
-3517 à -3343 av. J.-C.
Site néolithique
Site néolithique -3517 à -3343 av. J.-C. (≈ 3430 av. J.-C.)
Foyer découvert près de la chapelle
vers -75 av. J.-C.
Nécropole de La Tène
Nécropole de La Tène vers -75 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Sépultures gauloises à proximité
1446
Construction probable
Construction probable 1446 (≈ 1446)
Date gravée sur une pierre
1518
Restauration des fresques
Restauration des fresques 1518 (≈ 1518)
Inscription sur un caisson
fin XVe siècle
Réalisation des peintures
Réalisation des peintures fin XVe siècle (≈ 1595)
Cycles du Christ et saint Sébastien
9 juin 1897
Classement MH
Classement MH 9 juin 1897 (≈ 1897)
Arrêté de protection officielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Sébastien : classement par arrêté du 9 juin 1897
Personnages clés
Bartolomeo Serra - Peintre présumé
Style comparable à son atelier
Rescapé anonyme d’une épidémie - Commanditaire supposé
Tradition orale locale
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Sébastien
La chapelle Saint-Sébastien, édifiée au XVe siècle, se dresse à Lanslevillard, en Haute-Maurienne (Savoie), à 1 490 m d’altitude. Son architecture et ses peintures murales, datées de la fin du XVe siècle, en font un joyau du patrimoine religieux alpin. Une pierre gravée suggère sa construction en 1446, tandis qu’une inscription de 1518 sur un caisson du plafond atteste d’une restauration des fresques. Ces dernières, réparties en deux cycles (vie du Christ et vie de saint Sébastien), comptent 53 panneaux avec légendes latines. Leur style évoque l’atelier de Bartolomeo Serra, actif dans le Piémont voisin à la même époque.
Classée monument historique en 1897, la chapelle est liée à la dévotion contre la peste, fréquente dans les Alpes. Une tradition orale rapporte que son cycle pictural aurait été commandé par un rescapé d’une épidémie. Les peintures, initialement crues à la détrempe, révèlent des traces de sinopia (dessins préparatoires), suggérant une technique à fresque. Un détail marquant montre un médecin incisant un bubon pestifère sur une patiente, illustrant les pratiques médicales de l’époque.
Des fouilles archéologiques autour de la chapelle ont mis au jour un site néolithique (vers 3500–3300 av. J.-C.), une nécropole de La Tène (vers 75 av. J.-C.), et des inhumations du haut Moyen Âge (VIIIe–IXe siècles). Ces découvertes soulignent l’occupation ancienne du site, bien avant la construction de l’édifice religieux. La chapelle, propriété communale, reste un témoignage majeur de l’art et de la piété alpine à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance.