Frise chronologique
1485-1490
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1485-1490 (≈ 1488)
Période d'édification et de décoration.
27 mars 2000
Classement monument historique
Classement monument historique
27 mars 2000 (≈ 2000)
Protection officielle par l'État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. M 91) : classement par arrêté du 27 mars 2000
Personnages clés
| Jean Canavesio - Peintre |
Auteur des fresques intérieures. |
| Jean Baleison - Peintre |
Collaborateur aux peintures murales. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Sébastien est une chapelle catholique située dans la commune de Saint-Étienne-de-Tinée, dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Construite entre 1485 et 1490, elle est un exemple typique de l’architecture religieuse médiévale tardive de la région. Son plan quadrangulaire et sa toiture en bardeaux de mélèze, recouverte de deux pentes, sont caractéristiques des édifices de cette époque. La façade occidentale, protégée par un toit débordant, abrite une peinture murale remarquable représentant une Vierge de Miséricorde entourée d’anges et un Christ de la Vision de Saint-Grégoire.
La chapelle a été érigée en bordure de l’agglomération pour servir de rempart spirituel contre les épidémies de peste, un fléau récurrent au Moyen Âge. Ses peintures murales, tant intérieures qu’extérieures, datent également de la fin du XVe siècle. Une inscription sur place mentionne les noms des deux peintres responsables des œuvres : Jean Canavesio et Jean Baleison. Ces éléments artistiques et historiques ont conduit à son classement au titre des monuments historiques le 27 mars 2000.
Les fresques de la chapelle Saint-Sébastien illustrent l’importance de l’art religieux dans les Alpes-Maritimes à la fin du Moyen Âge. Les peintres primitifs niçois, dont font partie Canavesio et Baleison, ont marqué cette période par des œuvres combinant influences locales et styles italiens. La chapelle, propriété de la commune, reste un témoignage précieux de la dévotion populaire et des techniques artistiques de l’époque, tout en offrant un aperçu des croyances et des pratiques sociales liées à la protection contre les maladies.