Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman à nef unique et abside sculptée.
XVIIIe siècle
Rénovation majeure
Rénovation majeure
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Travaux conservant le style roman d’origine.
29 août 1977
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
29 août 1977 (≈ 1977)
Protection officielle par l’État français.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Sernin (cad. A 1306) : classement par arrêté du 29 août 1977
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources |
Les textes ne mentionnent aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Sernin de Soueix-Rogalle est un édifice religieux roman construit au XIIe siècle, situé dans le village de Saint-Sernin, sur la commune de Soueix-Rogalle (Ariège, Occitanie). De taille modeste, elle se caractérise par une nef unique et un clocher-mur, typiques de l’architecture romane rurale. Son abside, ornée d’une arcature sur modillons sculptés (têtes et motifs), témoigne d’un savoir-faire artisanal médiéval. La chapelle est implantée à 477 m d’altitude, au bord de la RD 32, près du Salat, marquant l’entrée du pays du Haut-Salat.
L’édifice a subi une rénovation au XVIIIe siècle, sans altérer son style roman d’origine. Classée Monument Historique le 29 août 1977, elle bénéficie depuis d’une protection patrimoniale nationale. Sa gestion est assurée par la commune de Soueix-Rogalle, tandis que l’association Pour la chapelle Saint-Sernin œuvre à son entretien et à sa valorisation. Les modillons de l’abside, éléments remarquables, illustrent l’influence artistique des Pyrénées romanes.
La chapelle s’inscrit dans un paysage historique marqué par l’agropastoralisme et les échanges transpyrénéens. Au XIIe siècle, les églises rurales comme Saint-Sernin servaient de lieux de culte, d’asile et de rassemblement communautaire, reflétant l’organisation féodale et religieuse de l’Ariège médiévale. Leur position près des cours d’eau (ici, le Salat) soulignait aussi leur rôle dans la structuration des territoires. Aujourd’hui, elle constitue un témoin tangible de l’architecture romane ariégeoise, attirant les amateurs de patrimoine et de randonnée.