Crédit photo : Marianne Casamance - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
…
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification du transept et des voûtes dans le style roman provençal.
1775
Dépendance religieuse
Dépendance religieuse 1775 (≈ 1775)
La chapelle dépendait du chapitre Saint-Agricol d'Avignon.
1809
Rachat familial
Rachat familial 1809 (≈ 1809)
La famille de Seguins-Vassieux rachète la chapelle.
1863
Retour au culte
Retour au culte 1863 (≈ 1863)
La chapelle est rendue au culte par la famille de Seguins-Vassieux.
1936
Acquisition actuelle
Acquisition actuelle 1936 (≈ 1936)
La famille Rey acquiert la chapelle et la restaure.
28 décembre 1984
Inscription historique
Inscription historique 28 décembre 1984 (≈ 1984)
La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Sixte (cad. B 151) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
Charles Rostaing
Spécialiste ayant traduit une inscription lapidaire de la chapelle.
Jean-Pierre Saltarelli
Chercheur ayant documenté la chapelle.
Robert Bailly
Chercheur ayant documenté la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Sixte
La chapelle Saint-Sixte est une chapelle romane désaffectée située à Aubignan, dans le Vaucluse. Elle aurait été à l'origine l'église paroissiale. La présence d'une petite porte à droite de la travée, ouvrant sur un cloître aujourd'hui disparu mais dont les arrachements restent visibles sur la façade, atteste d'un ancien lieu de vie monastique. En 1775, la chapelle dépendait du chapitre Saint-Agricol d'Avignon; vendue comme bien national à la Révolution, elle fut rachetée en 1809 par la famille de Seguins-Vassieux, qui la rendit au culte en 1863. Depuis 1936 elle appartient à la famille Rey, qui l'a restaurée et transformée en caveau de dégustation de vins. Elle a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 28 décembre 1984.
Son transept, composé de trois travées et élevé au-dessus de la nef et de l'abside, ainsi que son voûtement, la rattachent au premier art roman provençal, daté entre le milieu du XIe siècle et le début du XIIe siècle. À l'entrée se trouve une inscription lapidaire portant le texte : « TVNE lA (S)OME TIGE DVFARDA A (M)ASLE DAMNES. » Charles Rostaing a proposé de traduire le début par « L’ânesse maigre, à cause de sa charge, jeûne... », la suite restant mystérieuse.
La fenêtre absidiale, longtemps occultée et enfouie dans le sable, a été dégagée lors des restaurations; elle conserve une fresque aux mêmes thèmes que celles de l'abbaye de Ganagobie et de Saint-André-de-Rosans. Cette peinture réunit des monstres et des chimères, un cavalier sur sa monture et une bête se traversant le flanc avec une queue fleuronnée. Outre l'indication d'une appartenance à l'abbaye de Cluny, ces thèmes d'inspiration orientale situent la décoration au retour de la première croisade (1096-1099). La fresque est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Des références bibliographiques et des ressources en ligne, notamment les travaux de Jean-Pierre Saltarelli et de Robert Bailly ainsi que les notices de l'Observatoire du patrimoine religieux et de la base Mérimée, documentent la chapelle.
Devenir actuel
Appartenant depuis 1936 à la famille Rey qui l'a soigneusement restaurée, elle est devenue un caveau de dégustation de vins.