Mention papale 1155 (≈ 1155)
La chapelle est citée dans une bulle du pape Adrien IV.
1222
Don à l'abbaye
Don à l'abbaye 1222 (≈ 1222)
La chapelle est donnée à l'abbaye de Mollégès, marquant le début du pèlerinage du mardi de Pâques.
XIIe siècle
Construction romane
Construction romane XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la chapelle sur un tertre ancestral, remplaçant des stèles païennes.
1629
Construction du porche
Construction du porche 1629 (≈ 1629)
Ajout du porche pour abriter les pèlerins.
XVIe siècle
Ajout d'un ermitage
Ajout d'un ermitage XVIe siècle (≈ 1650)
Construction d'un petit ermitage avec jardin.
1715-1726
Présence de l'ermite
Présence de l'ermite 1715-1726 (≈ 1721)
Jean Michel, ermite originaire de Salon, exerce pendant l'épidémie de peste.
15 juillet 1971
Inscription historique
Inscription historique 15 juillet 1971 (≈ 1971)
La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Sixte (cad. CL 190) : inscription par arrêté du 15 juillet 1971
Personnages clés
Pape Adrien IV
Pape ayant mentionné la chapelle dans une bulle avant 1155.
Jean Michel
Ermite originaire de Salon, ayant exercé à la chapelle de 1715 à 1726.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Sixte
La chapelle Saint-Sixte d'Eygalières est un édifice roman situé dans les Bouches-du-Rhône, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, à 1 500 m à l'est du village, dans le massif des Alpilles. Dressée sur un tertre rocailleux et entourée de cyprès, elle succède à un sanctuaire antique établi près d'une source. Érigée au XIIe siècle par les habitants sur ce tertre ancestral, elle remplace des stèles païennes dédiées à l'eau. La chapelle est mentionnée avant 1155 dans une bulle du pape Adrien IV comme appartenant au domaine de l'évêque d'Avignon. En 1222, elle est donnée à l'abbaye de Mollégès alors nouvellement fondée, date à partir de laquelle se développe le pèlerinage du mardi de Pâques. Ce pèlerinage part de l'église du village, s'ouvre par le buste en bois doré de saint Sixte et rassemble clergé, fidèles et gardians de Camargue ; une messe est dite devant la chapelle suivie d'un sermon en provençal. À l'origine, la façade était formée par le mur-clocher qui subsiste encore ; au XVIe siècle un petit ermitage avec jardin est ajouté. Le porche, ou stabulum, est construit en 1629 pour abriter les nombreux pèlerins. La tradition rapporte que les habitants de Saint-Andiol se rendent chaque année à la chapelle depuis 1587 en souvenir d'une protection contre la peste, et l'ermitage servit plus tard de lazaret lors de la grande peste de 1720. Un ermite originaire de Salon, Jean Michel, y exerce pendant l'épidémie de 1715 à 1726, année de sa mort. La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 15 juillet 1971. De l'édifice roman subsistent principalement l'abside semi-circulaire en moyen appareil, voûtée en cul-de-four, et le mur de l'arc triomphal qui conserve deux consoles en forme de tête de sanglier. Le corps de la chapelle, bâti en moellons, est précédé du porche imposant ajouté au XVIIe siècle et renforcé par des contreforts massifs ; il est surmonté d'un clocher-mur à une seule baie campanaire. Encadrée par ses cyprès, elle est peut‑être l'un des motifs les plus peints de France, ayant vu des centaines de chevalets se dresser à ses pieds et inspiré de nombreux peintres et photographes. Les habitants d'Eygalières invoquent saint Sixte contre la sécheresse et se rendent encore chaque année en pèlerinage le mardi de Pâques.