Première mention papale 1155 (≈ 1155)
Bulle du pape Adrien IV.
1222
Don à l'abbaye de Mollégès
Don à l'abbaye de Mollégès 1222 (≈ 1222)
Début des pèlerinages organisés.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification sur un tertre ancestral.
1587
Pèlerinage de Saint-Andiol
Pèlerinage de Saint-Andiol 1587 (≈ 1587)
Remerciement pour protection contre la peste.
1629
Construction du porche
Construction du porche 1629 (≈ 1629)
Pour les pèlerins nombreux.
XVIe siècle
Ajout de l'ermitage
Ajout de l'ermitage XVIe siècle (≈ 1650)
Avec son jardin attitré.
1720
Lazaret pendant la peste
Lazaret pendant la peste 1720 (≈ 1720)
Ermitage utilisé comme lieu de quarantaine.
15 juillet 1971
Classement monument historique
Classement monument historique 15 juillet 1971 (≈ 1971)
Inscription officielle au patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Sixte (cad. CL 190) : inscription par arrêté du 15 juillet 1971
Personnages clés
Pape Adrien IV - Autorité religieuse
Mentionne la chapelle en 1155.
Jean Michel - Ermite dévoué
S’occupe des pestiférés (1715-1726).
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Sixte
La chapelle Saint-Sixte d'Eygalières, construite au XIIe siècle sur un tertre ancestral, succède à un sanctuaire antique dédié à l'eau, où les habitants vénéraient encore des stèles païennes. Mentionnée dès 1155 dans une bulle papale d'Adrien IV comme propriété de l'évêque d'Avignon, elle fut cédée en 1222 à l'abbaye de Mollégès. Ce transfert marqua le début du pèlerinage annuel du mardi de Pâques, où le buste de saint Sixte, suivi de la population et de gardians de Camargue, rejoignait la chapelle pour une messe en provençal.
À l'origine, la chapelle présentait une façade simple avec un mur-clocher encore visible. Au XVIe siècle, un ermitage et son jardin furent ajoutés, puis un porche en 1629 pour accueillir les pèlerins. La tradition rapporte qu’en 1587, les habitants de Saint-Andiol y rendirent hommage pour la protection contre la peste. L’ermitage servit plus tard de lazaret lors de l’épidémie de 1720, où l’ermite Jean Michel, originaire de Salon, se dévoua de 1715 à sa mort en 1726.
Architecturalement, la chapelle conserve de son origine romane une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four et un arc triomphal orné de consoles en forme de têtes de sanglier. Son clocher-mur à baie unique et ses contreforts massifs contrastent avec le porche imposant ajouté au XVIIe siècle. Devenue un symbole de la Provence, elle inspire depuis des siècles peintres et photographes, attirés par son cadre pittoresque de cyprès et de rochers.
Classée monument historique en 1971, la chapelle reste un lieu de dévotion, notamment lors du pèlerinage du mardi de Pâques, où saint Sixte est invoqué contre la sécheresse. Son histoire mêle ainsi héritage païen, christianisation, et traditions provençales, tout en incarnant la résilience face aux épidémies qui marquèrent la région.