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Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1612
Reconstruction du pignon est
Reconstruction du pignon est 1612 (≈ 1612)
Premiers travaux majeurs sur la structure.
1674
Reconstruction du pignon ouest et du clocher
Reconstruction du pignon ouest et du clocher 1674 (≈ 1674)
Modernisation de l’édifice au XVIIe siècle.
1685
Ajout des contreforts ouest
Ajout des contreforts ouest 1685 (≈ 1685)
Renforcement de la porte principale.
1818
Rétrocession à la commune
Rétrocession à la commune 1818 (≈ 1818)
Ancien corps de garde rendu en mauvais état.
1914
Classement monument historique
Classement monument historique 1914 (≈ 1914)
Protection officielle de la chapelle.
1er octobre 2013
Chute des clochetons
Chute des clochetons 1er octobre 2013 (≈ 2013)
Dégâts causés par la foudre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Saint-They (cad. ZA 146) : classement par arrêté du 12 novembre 1914
Personnages clés
Saint They - Saint patron de la chapelle
Disciple de saint Guénolé (IVe siècle).
Saint Guénolé - Fondateur de l’abbaye de Landévennec
Maître spirituel de saint They.
Origine et histoire
La chapelle Saint-They, située entre la baie des Trépassés et la pointe du Van, surplombe le raz de Sein depuis le XVIIe siècle. Construite à l’emplacement d’une chapelle plus ancienne en ruine, elle est dédiée à saint They, un saint breton du IVe siècle, disciple de saint Guénolé à l’abbaye de Landévennec. Son architecture en moellons de granite, couverte d’un enduit à la chaux, comprend une nef et deux bas-côtés, avec un lambris bleu et un sol pavé. Classée monument historique en 1914, elle incarne un patrimoine religieux et maritime emblématique du Cap-Sizun.
La chapelle abrite un maître-autel en bois sculpté, originaire de l’église paroissiale, et un clocher ayant supporté plusieurs cloches, dont une échangée avec la chapelle de Langroas. Une légende locale raconte que sa cloche sonnerait seule pour avertir les marins des dangers. À proximité, une croix monumentale de 1772, tronquée, expose des statues de saint Jacques et une Vierge voilée. Deux fontaines de dévotion (Saint-They et Saint-Mathieu) et deux croix (dont celle de Trouguer) complètent cet ensemble sacré, marqué par des pardons historiques réunissant les processions de l’Île-de-Sein et de Cléden.
La chapelle a subi des dommages en 2013, lorsque la foudre détruisit trois de ses clochetons, rapidement sécurisés par la commune. Depuis 1997, une restauration continue (toiture, enduits, vitraux, Christ en albâtre) est menée par la municipalité et l’association Sant They Ar Van. Autrefois lieu de quatre pardons annuels, seul le grand pardon du premier dimanche de juillet persiste, attirant fidèles et visiteurs pour une nuit de veillée autour de la chapelle. Son site spectaculaire, entre falaises et mer, en fait un symbole de la résistance du patrimoine breton face aux éléments.
L’histoire de la chapelle est aussi militaire : en 1818, elle servit de corps de garde pour la batterie de Saint-They, avant d’être rendue à la commune dans un état délabré (sans couverture ni porte). Les archives mentionnent des travaux majeurs aux XVIIe et XVIIIe siècles, comme la reconstruction des pignons (1612 et 1674), du clocher (1674), et l’ajout de contreforts (1685). Aujourd’hui, son enclos, ses murs et sa croix de 1772 témoignent de cette riche histoire, entre dévotion maritime et héritage architectural.
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