Frise chronologique
XIIe-XIIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIIe-XIIIe siècles (≈ 1350)
Période de construction attribuée par analyse stylistique
début XIVe siècle
Première mention écrite
Première mention écrite
début XIVe siècle (≈ 1404)
Comptes de décimes évoquant l'église
1570
Service paroissial attesté
Service paroissial attesté
1570 (≈ 1570)
Mention par l'évêque Clausse
1697
État de dégradation
État de dégradation
1697 (≈ 1697)
Visite pastorale de Mgr Soanen
1703
Restauration majeure
Restauration majeure
1703 (≈ 1703)
Réparations ordonnées par Mgr Soanen
1748
Perte du statut paroissial
Perte du statut paroissial
1748 (≈ 1748)
Transfert à Notre-Dame de Robion
1942
Consolidation sommaire
Consolidation sommaire
1942 (≈ 1942)
Travaux par l'abbé Garnier
12 avril 1944
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
12 avril 1944 (≈ 1944)
Protection officielle de l'édifice
1979
Restauration complète
Restauration complète
1979 (≈ 1979)
Travaux dirigés par D. Ronsseray
2003
Reconstruction de la voûte
Reconstruction de la voûte
2003 (≈ 2003)
Voûte en béton et nouvelle couverture
17 mars 2015
Fermeture au public
Fermeture au public
17 mars 2015 (≈ 2015)
Arrêté municipal pour risque d'effondrement
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Thyrse : classement par arrêté du 12 avril 1944
Personnages clés
| Jean Soanen - Évêque de Senez (1696-1728) |
Ordonne des réparations en 1697 et 1703 |
| Clausse - Évêque de Senez (XVIe siècle) |
Atteste le service paroissial en 1570 |
| Abbé Garnier - Curé local (XXe siècle) |
Dirige la consolidation de 1942 |
| Dominique Ronsseray - Architecte en chef des Monuments Historiques |
Supervise la restauration de 1979 |
| Serge Panarotto - Historien spécialiste |
Auteur d'une étude sur la chapelle (2007) |
| Mathias Dupuis - Archéologue |
A étudié la chapelle Saint-Thyrse |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Thyrse de Robion, située à 7 km au sud de Castellane dans les Alpes-de-Haute-Provence, est un édifice roman des XIIe-XIIIe siècles. Isolée sur un plateau rocheux près du hameau de Robion, elle servait d’église paroissiale jusqu’en 1748, date de son remplacement par Notre-Dame. Son plan allongé, avec nef unique et abside en hémicycle, reflète le premier art roman provençal. Le clocher-tour, orné de bandes lombardes, et les traces de polychromie intérieure témoignent de son importance passée.
Classée Monument Historique en 1944 après une restauration en 1942, la chapelle a connu plusieurs phases de dégradation. La voûte s’effondra partiellement, entraînant des réparations au XVIIIe siècle, dont une charpente remplaçant la voûte d’origine. En 2015, un arrêté municipal en interdit l’accès pour « risque d’effondrement », malgré des consolidations antérieures (1979, 2003). Son lien supposé avec les Templiers, évoqué par une croix de Malte gravée, reste non prouvé.
Les visites pastorales des XVIIe-XVIIIe siècles révèlent son déclin progressif : en 1697, l’évêque Soanen ordonne des réparations urgentes (toit, clocher, cimetière non clos). En 1703, une restauration générale est entreprise, mais le transfert paroissial en 1748 scelle son abandon partiel. Au XIXe siècle, le hameau voisin se dépeuple, laissant la chapelle à son sort. Les travaux du XXe siècle (voûte en béton, couverture métallique) n’ont pas empêché sa dégradation actuelle.
Architecturalement, la chapelle se distingue par son appareil soigné en moyen appareil, ses arcatures aveugles et ses niches liturgiques. Le clocher, indépendant de la nef, présente des baies jumelles et des modillons typiques de l’art roman provençal. Malgré son état précaire, elle conserve des éléments originaux (parement nord, abside) et des traces de son usage funéraire (cimetière attitré).