Chapelle Saint-Thyrse de Robion à Castellane dans les Alpes-de-Haute-Provence

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane Art roman provençal

Chapelle Saint-Thyrse de Robion

  • Le Brec
  • 04120 Castellane
Crédit photo : Sébastien Thébault - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XIVe siècle
Première mention documentaire
1697
Visite pastorale
1703
Travaux de réparation
1722
Réparation du clocher
1788
Visite pastorale
Début du XVIIIe siècle
Remplacement de la voûte
1942
Consolidations sommaires
1944
Inscription aux Monuments historiques
1979
Restauration achevée
2003
Nouvelle couverture
2014
Diagnostic de restauration
2015
Interdiction d'accès
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Thyrse : classement par arrêté du 12 avril 1944

Personnages clés

Raymond Collier Historien ayant daté la chapelle du deuxième quart du XIIe siècle.
Jean Soanen Évêque ayant ordonné des réparations en 1697 et 1703.
Monseigneur de Vocance Évêque ayant noté l'état de la chapelle en 1788.
Abbé Garnier Prêtre ayant procédé à des consolidations sommaires en 1942.
Dominique Ronsseray Architecte en chef des Monuments Historiques ayant dressé un état des lieux en 1978.

Origine et histoire de la Chapelle Saint-Thyrse de Robion

La chapelle Saint-Thyrse de Robion est une chapelle romane située à l’écart du village de Robion, à 7 km au sud de Castellane, dans les Alpes-de-Haute-Provence ; on y accède par la RD 102. L’édifice, de plan rectangulaire avec un clocher-tour, est daté par analyse stylistique du deuxième quart du XIIe siècle ; Raymond Collier le rattache au premier art roman tel qu’il se manifeste dans la région aux XIe‑XIIe siècles. La première mention documentaire certaine figure dans un compte de décimes du début du XIVe siècle, mais la majeure partie des renseignements provient des visites pastorales des XVIIe et XVIIIe siècles. Lors de sa visite de 1697, Monseigneur Jean Soanen signale l’église en très mauvais état, avec une fenêtre ouverte, un toit rompu et des dégradations au choeur ; il ordonne la pose d’une porte au clocher, la réparation de son escalier, la remise en état de la couverture et la consolidation des murs. En 1703, Soanen indique que des travaux sont en cours, remarque l’absence d’enceinte et de croix au cimetière, et constate un clocher fragilisé contenant deux cloches tandis qu’une troisième, trop lourde, est attachée au choeur ; il enjoint alors la réparation du clocher, la clôture du cimetière et l’implantation d’une croix. Le clocher est effectivement réparé en 1722 et pourvu de deux nouvelles cloches ; des transformations, notamment au niveau des baies du second étage, semblent dater de cette période. À la suite de l’effondrement de la voûte, celle‑ci est remplacée au début du XVIIIe siècle par une charpente simple et le mur nord est surélevé en blocage afin d’établir une toiture monopente sur la nef. Au milieu du XVIIIe siècle le service paroissial est transféré à l’église Notre‑Dame du village, ce qui fait perdre à Saint‑Thyrse son statut paroissial. Lors de la visite pastorale de 1788 Monseigneur de Vocance note une nef bien blanchie et une voûte en bois. Le hameau du Petit‑Robion est abandonné au XIXe siècle ; les procès‑verbaux de visites pastorales de 1870 et 1893 indiquent toutefois un édifice en bon état et réparé. En 1942 l’abbé Garnier procède à des consolidations sommaires avec l’aide des Compagnons de France, puis la chapelle est inscrite au titre des Monuments historiques le 12 avril 1944. Un état des lieux et des propositions de restauration sont dressés en 1978 par Dominique Ronsseray, architecte en chef des Monuments Historiques, et la restauration est achevée en 1979. La voûte est rétablie et une couverture actuelle constituée d’un toit à longs pans couvert de grandes plaques de métal est mise en place en 2003 ; depuis ces travaux l’état général de la chapelle s’est fortement dégradé et un diagnostic a été réalisé en 2014 en vue d’une nouvelle restauration. Bien que Serge Panarotto indique que la chapelle, en tant que bâtiment du cimetière de Robion, était encore utilisée, un arrêté municipal du 17 mars 2015 interdit l’accès en raison d’un risque d’effondrement : des fragments d’enduit de la voûte tombent dans le vaisseau. La présence d’une croix de Malte gravée sur la baie du chevet a laissé supposer à plusieurs historiens une origine templière, hypothèse que ne confirme aucun document et que de nombreux auteurs remettent en question. L’appellation Saint‑Thyrse reste d’origine incertaine pour plusieurs toponymistes.

Liens externes