Frise chronologique
1ère moitié du XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
1ère moitié du XVIe siècle (≈ 1650)
Bâtie par le seigneur de Kergoz
1700s
Usage funéraire traditionnel
Usage funéraire traditionnel
1700s (≈ 1700)
Enterrements de naufragés et pauvres
1789-1799
Abandon post-Révolution
Abandon post-Révolution
1789-1799 (≈ 1794)
Tombe en ruine après 1789
1817
Première restauration
Première restauration
1817 (≈ 1817)
Remise en état après la Révolution
4 mars 1935
Classement MH
Classement MH
4 mars 1935 (≈ 1935)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques
2009
Restauration moderne
Restauration moderne
2009 (≈ 2009)
Financée par souscription et Fondation du patrimoine
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. AB 11) : inscription par arrêté du 4 mars 1935
Personnages clés
| Seigneur de Kergoz - Commanditaire |
A fait construire la chapelle |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Trémeur, située au Guilvinec dans le Finistère (Bretagne), fut construite durant la première moitié du XVIe siècle par le seigneur de Kergoz. Elle se dresse près d’un vallon et d’un étang de barrage dunaire, sur un site occupé depuis l’âge du fer, comme en témoignent deux stèles présentes sur le placître. Selon la tradition locale, elle servait au XVIIIe siècle d’inhumation pour les naufragés inconnus et les pauvres.
Après avoir été abandonnée à la ruine durant la Révolution française, la chapelle fut restaurée en 1817. Une fontaine adjacente, réputée pour soigner migraines et maux de tête, fut également remise en état. À proximité se trouve l’ancien four banal de Prat an Ilis (« pré de l’église » en breton), vestige des pratiques communautaires locales. Classée monument historique en 1935, elle a bénéficié d’une nouvelle restauration en 2009, financée par une souscription publique et la Fondation du patrimoine, et accueille désormais des expositions estivales.
Les éléments protégés incluent la chapelle elle-même (cadastre AB 11), inscrite par arrêté du 4 mars 1935. Le site conserve ainsi des traces tangibles de son histoire religieuse, sociale et architecturale, mêlant héritage médiéval, traditions populaires et réhabilitations modernes. La chapelle illustre aussi le rôle des seigneurs locaux dans la construction du patrimoine breton, ainsi que l’adaptation des lieux de culte aux besoins communautaires à travers les siècles.