Construction initiale vers l'an 1000 (≈ 50)
Inspirée des chapelles tétraconques slaves.
entre 1160 et 1180
Transformation du clocher
Transformation du clocher entre 1160 et 1180 (≈ 1180)
Remplacement du lanternon par un clocher octogonal.
1774
Modifications majeures
Modifications majeures 1774 (≈ 1774)
Ajout d’une nef, d’un chœur et d’une sacristie.
1862
Classement MH
Classement MH 1862 (≈ 1862)
Parmi les premiers monuments historiques classés.
1911
Destruction de l’église paroissiale
Destruction de l’église paroissiale 1911 (≈ 1911)
La chapelle est conservée comme porche.
1968
Découverte des peintures
Découverte des peintures 1968 (≈ 1968)
Mise au jour des fresques romanes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Baptistère (ancien) , dit chapelle Saint-Ulrich : classement par liste de 1862
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique lié à ce monument.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Ulrich
La chapelle Saint-Ulrich d'Avolsheim, située place de l'Église dans le Bas-Rhin, est un monument historique classé depuis 1862. Construite probablement vers l'an 1000 sur le modèle des chapelles tétraconques slaves (noyau circulaire, coupole, absidioles en fer à cheval), elle présente un plan en croix grecque avec des absidioles orientées selon les points cardinaux. Son vocable actuel, Saint-Ulrich, n’apparaît qu’au XVe siècle, bien après sa fondation.
Au XIIe siècle (entre 1160 et 1180), le lanternon surmontant le tambour de la coupole fut remplacé par l’actuel clocher octogonal, et l’intérieur fut orné de peintures. Ces dernières, redécouvertes en 1968, témoignent de la richesse décorative de l’époque romane. La chapelle subit d’importantes modifications en 1774 : l’absidiole est fut ouverte et prolongée par une nef, un chœur et une sacristie, tandis que les autres absidioles furent tronquées pour aménager une tribune et une porte d’entrée datée de 1774.
Initialement considérée comme un baptistère en raison de son plan centré, cette hypothèse ne fut jamais confirmée par les fouilles archéologiques, bien que l’appellation soit restée. Après la destruction de l’église paroissiale en 1911, jugée trop exiguë, la chapelle fut préservée et restaurée. Ses peintures romanes, mises au jour en 1968, et son architecture unique en Alsace en font un témoignage précieux de l’art médiéval et des influences culturelles slaves dans la région.
La chapelle est aujourd’hui propriété de la commune d’Avolsheim. Son classement parmi les premiers monuments historiques français (1862) souligne son importance patrimoniale. Le petit appareil en opus spicatum encore visible par endroits, les fenêtres en plein cintre, et les impostes chanfreinées rappellent les techniques de construction romanes, tandis que les transformations du XVIIIe siècle illustrent son adaptation aux besoins liturgiques modernes.