Frise chronologique
1035
Donation à l'abbaye Saint-Martin du Canigou
Donation à l'abbaye Saint-Martin du Canigou
1035 (≈ 1035)
Appartenance jusqu'à la Révolution.
1053
Reconstruction et consécration
Reconstruction et consécration
1053 (≈ 1053)
Nef méridionale et arcades ajoutées.
Fin du Xe siècle
Première mention écrite
Première mention écrite
Fin du Xe siècle (≈ 1095)
Donation de la chapelle mentionnée.
1213
Dernière dédicace
Dernière dédicace
1213 (≈ 1213)
Abside principale et portail sud construits.
28 janvier 1960
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
28 janvier 1960 (≈ 1960)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Vincent (cad. B 1176) : classement par arrêté du 28 janvier 1960
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage clé mentionné |
Les sources ne citent aucun acteur spécifique. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Vincent-d'En-Bas, aussi appelée Sant Vincenç de Baix en catalan, est un édifice roman situé dans le cimetière d'Eus, au fond de la vallée, en Occitanie. Elle se distingue de l'église Saint-Vincent-d'En-Haut, située en haut du village. Construite entre les XIe et XIIIe siècles, elle présente une architecture à deux nefs de quatre travées, en pierre de taille et moellons, couverte de lauzes. Son chevet, composé d'une abside semi-circulaire et d'une absidiole rectangulaire, ainsi que son portail en marbre rose du Conflent, orné de sculptures fantastiques et de motifs de tresses, témoignent de son importance historique et artistique.
La chapelle a été classée Monument Historique le 28 janvier 1960. Son portail du XIIIe siècle, intégré dans la façade méridionale, est un élément remarquable, avec des voussures ornées de masques humains et de personnages fantastiques, typiques de la région. La façade occidentale, quant à elle, est surmontée d'un clocher-mur à trois baies campanaires. Les sources historiques mentionnent également des transformations majeures en 1213, incluant la construction de l'abside principale et du portail sud.
Selon les archives, la chapelle est mentionnée pour la première fois dans une donation de la fin du Xe siècle. Elle fut donnée à l'abbaye Saint-Martin du Canigou en 1035 et lui appartint jusqu'à la Révolution. Reconstruite et consacrée à nouveau en 1053, elle subit d'importantes modifications avant une dernière dédicace en 1213. Les voûtes et le portail en marbre rose datent probablement de cette période. Les maçonneries du mur nord, en moellons bruts posés en arêtes de poisson, pourraient être un vestige de la construction originale du Xe siècle.
La chapelle est aujourd’hui propriété de la commune d’Eus et fait partie du patrimoine religieux et architectural emblématique des Pyrénées-Orientales. Son architecture, mêlant influences romanes et détails sculpturaux, en fait un témoignage précieux de l’art sacré médiéval en Roussillon. Les sources bibliographiques, comme les travaux de Noël Bailbé ou Géraldine Mallet, soulignent son importance dans l’étude des églises romanes de la région.
La chapelle Saint-Vincent-d'En-Bas est souvent confondue avec l'église Saint-Vincent-d'En-Haut, située en haut du village. Cependant, son emplacement au cimetière, au fond de la vallée, et ses caractéristiques architecturales uniques, comme l’absidiole rectangulaire et les chaînages d’angle en pierre de taille, la distinguent clairement. Son classement parmi les Monuments Historiques renforce sa valeur patrimoniale et son attrait pour les visiteurs intéressés par l’histoire médiévale et l’art roman.
Les éléments protégés incluent l’ensemble de l’édifice, identifié sous le cadastre B 1176. La chapelle est aujourd’hui un lieu de mémoire et de visite, reflétant le riche passé religieux et culturel d’Eus et de la région des Pyrénées-Orientales. Son état de conservation et son accessibilité en font un site incontournable pour les amateurs de patrimoine historique et architectural.