14200 Hérouville-Saint-Clair, Route de Lion-sur-Mer
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
…
1700
1800
1900
2000
1291
Rattachement à l'abbaye d'Ardenne
Rattachement à l'abbaye d'Ardenne 1291 (≈ 1291)
Le prieuré devient dépendance officielle de l’abbaye.
XIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification du prieuré et de la chapelle.
1795
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1795 (≈ 1795)
Transformation en exploitation agricole pendant la Révolution.
1944
Destruction pendant la bataille de Normandie
Destruction pendant la bataille de Normandie 1944 (≈ 1944)
Seuls subsistent façade occidentale et contrefort nord.
29 octobre 2004
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 29 octobre 2004 (≈ 2004)
Reconnaissance officielle du site en ruines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges de la chapelle, ainsi que le sol de la parcelle BO 168 (cad. BO 158, rue d'Epron, 168, chemin départemental de Caen à Lion-sur-Mer) : inscription par arrêté du 29 octobre 2004
Personnages clés
Arcisse de Caumont - Historien et archéologue
A étudié la chapelle dans *Statistique monumentale du Calvados*.
Seigneurs de Lébisey - Famille noble locale
Utilisaient la chapelle comme lieu de sépulture.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Vincent
La chapelle Saint-Vincent d'Hérouville-Saint-Clair est une ancienne chapelle catholique en ruines située dans le département du Calvados, sur la commune d'Hérouville-Saint-Clair, dans le hameau de Lébisey. Construite au XIIIe siècle, elle fait partie d’un prieuré dépendant de l’abbaye d’Ardenne à partir de 1291, bien que cette dépendance soit attestée dès le XIIe siècle. Elle servait de lieu de sépulture pour les seigneurs de Lébisey, soulignant son importance locale à l’époque médiévale.
Durant la Révolution française, le prieuré est vendu comme bien national en 1795 et transformé en exploitation agricole. La nef devient une orangerie, tandis que le chœur, conservé comme chapelle privée, maintient un usage cultuel. Ces transformations marquent une période de réaffectation profane du site, typique des bouleversements de l’époque.
La chapelle subit des destructions majeures lors de la bataille de Normandie pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, seuls subsistent des vestiges de la façade occidentale et le contrefort nord. Ces ruines témoignent des dommages subis par le patrimoine normand durant le conflit. La chapelle est inscrite aux monuments historiques le 29 octobre 2004, reconnaissant sa valeur patrimoniale malgré son état fragmentaire.
Arcisse de Caumont, dans son ouvrage Statistique monumentale du Calvados (1846), relève des éléments architecturaux comme une « corniche garnie de dents de scie », confirmant la datation du XIIIe siècle. Ces détails stylistiques illustrent les caractéristiques de l’architecture religieuse médiévale en Normandie.
La chapelle est régulièrement évoquée lors des Journées européennes du patrimoine, mettant en lumière son histoire et son importance locale. Son état actuel, bien que partiel, en fait un témoignage poignant des transformations et des destructions qu’a connues le patrimoine normand au fil des siècles.