Première mention écrite 1105 (≈ 1105)
Bulle pontificale confirmant les possessions de Tournus.
Fin XIIe - Début XIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle Fin XIIe - Début XIIIe siècle (≈ 1325)
Style roman en petit appareil de calcaire.
1334
Mention comme *Sancti Vincenti de Greynhano*
Mention comme *Sancti Vincenti de Greynhano* 1334 (≈ 1334)
Relevait du prieuré des Tourettes.
1250 - Fin XVe siècle
Église paroissiale
Église paroissiale 1250 - Fin XVe siècle (≈ 1595)
Agrandissement d'une travée pour les fidèles.
13 juillet 1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 13 juillet 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l'édifice.
2008 - 2013
Création des vitraux contemporains
Création des vitraux contemporains 2008 - 2013 (≈ 2011)
Œuvre d'Ann Veronica Janssens.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle du cimetière : inscription par arrêté du 13 juillet 1926
Personnages clés
Ann Veronica Janssens - Artiste verrier
Auteur des vitraux inaugurés en 2013.
Georges Manchin de Campobasso - Noble du XVIe siècle
Nom gravé sur une pierre remployée.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Vincent
La chapelle Saint-Vincent de Grignan est un édifice religieux catholique de style roman, situé dans le cimetière de Grignan, dans la Drôme. Construite à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle, elle est mentionnée pour la première fois en 1105 dans une bulle pontificale confirmant les possessions de l'abbaye Saint-Philibert de Tournus. À l'origine chapelle de cimetière, elle devint église paroissiale entre 1250 et la fin du XVe siècle, nécessitant l'ajout d'une travée pour accueillir les fidèles. Ses murs en petit appareil de calcaire et ses arcs en plein cintre sont caractéristiques de l'architecture romane.
La chapelle est inscrite aux monuments historiques depuis le 13 juillet 1926. Son plan allongé, d'environ 30 mètres, comprend une nef unique couverte d'un berceau brisé et une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Le chevet pentagonal, construit en moellons avec chaînes en pierre de taille, a été remanié à une époque indéterminée. La façade, surmontée d'un clocher-mur à une baie, conserve une porte romane en plein cintre ornée d'une frise de fers de lance.
Les vitraux contemporains, créés par l'artiste belge Ann Veronica Janssens et inaugurés en 2013, ont remplacé les anciens vitraux du XIXe siècle. À l'intérieur, on trouve une statue de l'Immaculée Conception (XIXe siècle), deux bannières de procession et un tableau de la Vierge à l'Enfant. Une pierre tombale remployée dans la façade porte l'inscription GEORGIVS. MAN, peut-être liée à Georges Manchin de Campobasso, noble présent à Grignan au XVIe siècle.
Jusqu'au XIXe siècle, une autre chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Beaulieu, en ruines dès 1836, se trouvait à proximité. Elle était associée à un hôpital médiéval situé sur le chemin de Donzère. La chapelle Saint-Vincent, quant à elle, a servi de lieu de réunion aux Pénitents de Grignan au XVIIe siècle, puis a été entretenue par la société des vignerons placés sous le vocable de saint Vincent.
Les restaurations successives ont modifié certains éléments, comme l'agrandissement des fenêtres au XIXe siècle ou la pose d'un dallage en pierre en 1866. Malgré ces évolutions, la chapelle conserve son caractère roman et sa fonction initiale d'église de cimetière, témoignant de l'histoire religieuse et architecturale de Grignan.