Crédit photo : Cha già José from Vienna, Austria - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1360
Première mention du pèlerinage
Première mention du pèlerinage
1360 (≈ 1360)
Chapelle citée dans les textes médiévales.
1435
Reconstruction de la chapelle
Reconstruction de la chapelle
1435 (≈ 1435)
Date gravée avec les noms des *Baumeister*.
1694
Réfection du plafond de la nef
Réfection du plafond de la nef
1694 (≈ 1694)
Inscription mentionnant le curé Seitz.
1717
Porte du 1er étage de la tour
Porte du 1er étage de la tour
1717 (≈ 1717)
Date gravée sur l’ouvrage.
1732
Porte de la sacristie et percements
Porte de la sacristie et percements
1732 (≈ 1732)
Modifications architecturales majeures.
1982
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1982 (≈ 1982)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Wendelin (cad. 6 32) : inscription par arrêté du 19 février 1982
Personnages clés
| Henri d'Achenheim - Échevin et receveur de la chapelle |
*Baumeister* cité dans l’inscription de 1435. |
| Nicolas Schorlin - Receveur et maître d’œuvre |
Associé à la reconstruction de 1435. |
| Jean Lobel - Receveur et maître d’œuvre |
Mentionné dans l’inscription médiévale. |
| Elias Christophorus Seitz - Curé de Hochfelden (1683–1698) |
Supervisa la réfection du plafond. |
| Hans Winling - Artisan ou commanditaire |
Nom associé à la porte de 1732. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Wendelin, située rue des Quatre-Vents à Hochfelden (Bas-Rhin, Grand Est), est un monument historique inscrit depuis 1982. Sa construction remonte principalement à la première moitié du XVe siècle, comme l’atteste une inscription gravée datée de 1435, mentionnant les noms d’Henri d’Achenheim, Nicolas Schorlin et Jean Lobel, désignés comme Baumeister (maîtres d’œuvre ou commanditaires). L’édifice, de style gothique, présente une tour-porche désaxée, des baies en arc brisé, et des détails architecturaux comme des meneaux disparus ou des quadrilobes. Son choeur, au soubassement appareillé, et sa nef lambrissée reflètent les techniques de l’époque.
Au XVIIIe siècle, la chapelle subit des modifications majeures : le mobilier est renouvelé, des baies sont percées (dont une porte datée de 1732), et des éléments baroques, comme une tribune en fonte, sont ajoutés. Une inscription de 1694 atteste de la réfection du plafond de la nef sous l’impulsion du curé Elias Christophorus Seitz et de receveurs locaux. Dès le XVe siècle, la chapelle, bien que dépendante de la paroisse Saint-Pierre-et-Saint-Paul, acquiert des fonctions paroissiales (fonts baptismaux, cimetière), sans jamais devenir l’église principale. Son cimetière, aujourd’hui désaffecté, conserve quelques tombes anciennes.
L’édifice abrite un pèlerinage dédié à saint Wendelin, mentionné dès 1360, bien que rien ne subsiste de la chapelle médiévale d’origine. Les architectes du XVe siècle, Henri d’Achenheim (échevin et receveur), Nicolas Schorlin et Jean Lobel (receveurs), sont associés à sa reconstruction. Leur double rôle de maître d’œuvre et de commanditaire (Baumeister) souligne l’importance locale de ce lieu de culte. Au XVIIIe siècle, deux autels secondaires, aujourd’hui transférés à l’église d’Albé, témoignent des évolutions liturgiques et artistiques de l’époque.
La chapelle se distingue par son mélange de styles : gothique (arcs brisés, ogives) et baroque (volutes, porte en arc segmentaire). La charpente de la nef, probablement d’origine, contraste avec les ajouts des XVIIe et XVIIIe siècles, comme la porte de 1717 au premier étage de la tour. Les marques de tâcherons et les inscriptions (dalles, lambris) offrent des traces tangibles de son histoire constructive. Propriété de la commune, elle reste un symbole du patrimoine religieux alsacien, entre tradition médiévale et adaptations modernes.