Première mention chrétienne 838 (≈ 838)
Dédiée à saint Vénier (ecclesia sancti veneris)
1840
Classement monument historique
Classement monument historique 1840 (≈ 1840)
Parmi les 1000 premiers monuments classés
1904
Restauration
Restauration 1904 (≈ 1904)
Travaux dirigés par Pariset
1918
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1918 (≈ 1918)
Menées par J. Douillard
1996
Nouvelle hypothèse
Nouvelle hypothèse 1996 (≈ 1996)
Identification comme frigidarium de thermes
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Agathe (cad. AB 81) : classement par liste de 1840
Personnages clés
Saint Vénier (ou Guigner) - Saint patron breton
Dédicataire de la chapelle en 838
J. Douillard - Archéologue
Dirigea les fouilles de 1918
Pariset - Architecte-restaurateur
Responsable des travaux de 1904
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Agathe, située à Langon en Ille-et-Vilaine, est un vestige gallo-romain du IVe siècle, initialement interprété comme un mausolée ou des thermes. Sa vocation funéraire lui permit d’échapper aux destructions des temples païens lors de la christianisation. Transformée en chapelle au haut Moyen Âge, elle fut dédiée à saint Vénier (ou Guigner) dès 838, remplaçant probablement un culte païen dédié à Vénus.
L’édifice rectangulaire, long de 5 mètres, combine grès et brique. Son abside semi-circulaire abrite une fresque du IVe siècle, redécouverte en 1839 sous un badigeon médiéval. Celle-ci représente Vénus sortant des eaux, entourée d’Éros et de poissons, confirmant son origine païenne. La chapelle conserve aussi des sarcophages mérovingiens, un chapiteau du XVIIe siècle, et un bas-relief érodé remonté au-dessus de la porte.
Classée monument historique en 1840 parmi les premiers en France, la chapelle fut restaurée en 1904 et fouillée en 1918. Des recherches ultérieures (1996) suggèrent qu’elle faisait partie des thermes d’une villa gallo-romaine, son abside servant de frigidarium. Convertie en église vers le VIe siècle, elle fut dotée d’une nouvelle fresque (VIe-VIIe siècle) avant d’être remaniée à l’époque romane (XIe siècle).
Le site, situé au cœur du bourg face à l’église Saint-Pierre, témoigne de l’occupation romaine locale, avec une voie antique remarquablement conservée à proximité (lieu-dit la Louzais). La chapelle illustre ainsi la réutilisation d’un édifice païen en lieu de culte chrétien, processus courant en Gaule durant le haut Moyen Âge.
Son mobilier, incluant la fresque classée et trois sarcophages, a été entièrement inventorié. Un calvaire, aujourd’hui disparu, se dressait autrefois devant l’édifice. La chapelle reste propriété communale et symbolise le patrimoine gallo-romain breton, rare dans la région.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis