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Chapelle Sainte-Agnès de Saint-Paulet-de-Caisson dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane Art roman languedocien

Chapelle Sainte-Agnès de Saint-Paulet-de-Caisson

    Chemin de Bretau
    30130 Saint-Paulet-de-Caisson
Propriété de la commune
Chapelle Sainte-Agnès de Saint-Paulet-de-Caisson
Chapelle Sainte-Agnès de Saint-Paulet-de-Caisson
Chapelle Sainte-Agnès de Saint-Paulet-de-Caisson
Crédit photo : EmDee - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1209
Première mention du village
XIIe siècle
Construction de la chapelle
1470
Mention du prieuré
XVIIe siècle
Ajout de la lanterne des morts
3 mai 1974
Inscription aux monuments historiques
1976-1984
Restauration de la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Sainte-Agnès (cad. AP 253) : inscription par arrêté du 3 mai 1974

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Les sources ne mentionnent aucun acteur historique spécifique.

Origine et histoire

La chapelle Sainte-Agnès de Saint-Paulet-de-Caisson est une chapelle romane construite au XIIe siècle, probablement sur les vestiges d’un lieu de culte préchrétien ou d’une villa antique, comme le suggèrent des vestiges découverts près de la « hautour ». Son architecture combine un édifice rectangulaire primitif et un chevet pentagonal ajouté au XIIe siècle, percé de trois fenêtres absidiales et surmonté d’un clocheton carré à flèche, de style tardif. La nef, voûtée en berceau, mène à une abside demi-circulaire ornée de cinq arcades aveugles en plein cintre, soutenues par des corbeaux sculptés.

La chapelle, propriété de la commune, a été inscrite aux monuments historiques le 3 mai 1974. Elle fut restaurée entre 1976 et 1984 par une association locale, après des siècles d’abandon relatif. Une « lanterne des morts », tourelle carrée ajourée couronnée d’une corniche, y fut ajoutée vers le XVIIe siècle, témoignant de pratiques funéraires médiévales tardives. Le prieuré associé est mentionné dès 1470 sous le nom de Prioratus Sancti-Pauleti, tandis que le village apparaît dans les textes sous diverses formes latines dès 1209 (Sanctus-Paulus de Caysson).

Isolée à 1 km au nord-ouest du village, la chapelle se dresse au milieu d’un paysage de vignes et d’oliviers, caractéristique du Gard médiéval. Sa façade occidentale, sobre, présente une porte cintrée surmontée d’une baie ébrasée, tandis que les façades latérales conservent des portes murées. L’édifice illustre à la fois la simplicité des constructions romanes rurales et leur adaptation aux besoins liturgiques et symboliques des communautés locales.

Liens externes