Frise chronologique
1209
Première mention du village
Première mention du village
1209 (≈ 1209)
*Sanctus-Paulus de Caysson* dans les textes.
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman avec chevet pentagonal ajouté.
1470
Mention du prieuré
Mention du prieuré
1470 (≈ 1470)
*Prioratus Sancti-Pauleti* dans les archives.
XVIIe siècle
Ajout de la lanterne des morts
Ajout de la lanterne des morts
XVIIe siècle (≈ 1750)
Tourelle carrée ajourée ajoutée.
3 mai 1974
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
3 mai 1974 (≈ 1974)
Protection officielle de la chapelle.
1976-1984
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle
1976-1984 (≈ 1980)
Travaux menés par une association locale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Agnès (cad. AP 253) : inscription par arrêté du 3 mai 1974
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Agnès de Saint-Paulet-de-Caisson est une chapelle romane construite au XIIe siècle, probablement sur les vestiges d’un lieu de culte préchrétien ou d’une villa antique, comme le suggèrent des vestiges découverts près de la « hautour ». Son architecture combine un édifice rectangulaire primitif et un chevet pentagonal ajouté au XIIe siècle, percé de trois fenêtres absidiales et surmonté d’un clocheton carré à flèche, de style tardif. La nef, voûtée en berceau, mène à une abside demi-circulaire ornée de cinq arcades aveugles en plein cintre, soutenues par des corbeaux sculptés.
La chapelle, propriété de la commune, a été inscrite aux monuments historiques le 3 mai 1974. Elle fut restaurée entre 1976 et 1984 par une association locale, après des siècles d’abandon relatif. Une « lanterne des morts », tourelle carrée ajourée couronnée d’une corniche, y fut ajoutée vers le XVIIe siècle, témoignant de pratiques funéraires médiévales tardives. Le prieuré associé est mentionné dès 1470 sous le nom de Prioratus Sancti-Pauleti, tandis que le village apparaît dans les textes sous diverses formes latines dès 1209 (Sanctus-Paulus de Caysson).
Isolée à 1 km au nord-ouest du village, la chapelle se dresse au milieu d’un paysage de vignes et d’oliviers, caractéristique du Gard médiéval. Sa façade occidentale, sobre, présente une porte cintrée surmontée d’une baie ébrasée, tandis que les façades latérales conservent des portes murées. L’édifice illustre à la fois la simplicité des constructions romanes rurales et leur adaptation aux besoins liturgiques et symboliques des communautés locales.