Construction de la chapelle 1606 (≈ 1606)
Initiée par Nicolas-Henri de Martimprey.
28 février 1609
Bénédiction officielle
Bénédiction officielle 28 février 1609 (≈ 1609)
Par Mgr Porcelet, évêque local.
1671
Installation de la cloche
Installation de la cloche 1671 (≈ 1671)
Financée par Jean de Martimprey.
1723
Legs de Jean de Martimprey
Legs de Jean de Martimprey 1723 (≈ 1723)
Revenus pour l’embellissement posthume.
3 décembre 1990
Classement monument historique
Classement monument historique 3 décembre 1990 (≈ 1990)
Inscrite à l’inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Anne-de-Martimpré (cad. C 546) : inscription par arrêté du 3 décembre 1990
Personnages clés
Nicolas-Henri de Martimprey - Seigneur et fondateur
Commanditaire de la chapelle en 1606.
Mgr Porcelet - Évêque bénisseur
Officia la bénédiction en 1609.
Jean de Martimprey - Curé et bienfaiteur
Finança cloche et legs en 1723.
Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Anne de Martimpré
La chapelle Sainte-Anne de Martimpré fut construite en 1606 à l’initiative de Nicolas-Henri de Martimprey, seigneur local, sur le col éponyme à Gerbépal (Vosges). Elle fut bénie le 28 février 1609 par Mgr Porcelet, marquant son ancrage dans la dévotion à sainte Anne. La famille de Martimprey, notamment Jean de Martimprey (curé de Lapoutroie en 1674), joua un rôle clé dans son embellissement, finançant une cloche dès 1671 et léguant des revenus à sa mort en 1723 pour son entretien. La chapelle, de plan simple, associe un chœur voûté du XVIIe siècle, une nef carrée et un porche étroit, le tout éclairé par des fenêtres en plein cintre.
L’intérieur abrite un autel surmonté d’un retable baroque, orné de quatre colonnes torsadées encadrant une peinture de sainte Anne et un crucifix. Une niche en hauteur accueille une statuette de la sainte. Le pèlerinage annuel, fixé au dernier dimanche de juillet, perpétue une tradition ininterrompue depuis sa fondation. Classée à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1990, la chapelle illustre l’architecture religieuse lorraine de la Contre-Réforme, mêlant sobriété extérieure et richesse décorative intérieure.
La chapelle reflète aussi l’histoire sociale des Vosges : les seigneurs locaux, comme les Martimprey, y affirmaient leur piété et leur pouvoir, tandis que les pèlerinages structuraient la vie communautaire. Son entretien par des legs privés (comme celui de Jean de Martimprey) souligne l’importance des réseaux familiaux et religieux dans la préservation du patrimoine rural. Aujourd’hui propriété privée, elle reste un témoignage vivant de la dévotion mariale en Lorraine, entre héritage médiéval et renouveau baroque.