Frise chronologique
778
Première mention écrite
Première mention écrite
778 (≈ 778)
Charte de donation citant la chapelle.
1328
Attestation historique
Attestation historique
1328 (≈ 1328)
Preuve documentaire de son existence.
1508 (supposée)
Reconstruction probable
Reconstruction probable
1508 (supposée) (≈ 1508)
Date peinte autrefois sur l’édifice.
1513
Consécration
Consécration
1513 (≈ 1513)
Dédiée à la Vierge et saint Wendelin.
XVIIIe siècle
Changement de vocable
Changement de vocable
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Dédiée à sainte Anne depuis.
6 mai 1938
Classement MH
Classement MH
6 mai 1938 (≈ 1938)
Inscription avec autels et aménagements.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle, avec son autel et ses autres monuments : inscription par arrêté du 6 mai 1938
Personnages clés
| Évêque de Strasbourg (VIIe siècle) - Fondateur présumé |
Tradition attribuant la fondation initial. |
| Suffragant de Bâle - Consécrateur en 1513 |
Officia lors de la dédicace. |
| Ermite (période indéterminée) - Gardien historique |
Veillait sur la chapelle autrefois. |
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Anne, située à Sigolsheim (aujourd’hui rattachée à Kaysersberg Vignoble), est un édifice religieux aux origines anciennes. D’abord dédiée à la Vierge, elle est mentionnée dès 778 dans une charte de donation et attestée en 1328. Reconstruite probablement au début du XVIe siècle (une date de 1508, aujourd’hui effacée, était autrefois visible), elle fut consacrée en 1513 à la Vierge et à saint Wendelin par un suffragant de l’évêque de Bâle. Son architecture gothique tardive, avec des portes en accolade et des fenêtres en arc brisé, reflète cette période de reconstruction.
La chapelle changea de vocation au XVIIIe siècle en étant dédiée à sainte Anne, tout en servant d’ermitage puis de chapelle cimetière. Peu endommagée pendant les guerres modernes contrairement au village voisin, elle conserve des éléments remarquables comme un lavabo mural dans le chœur et un campanile en grès surmonté d’une croix. Son inscription aux monuments historiques en 1938 protège l’édifice, ses autels et ses aménagements intérieurs, aujourd’hui propriété de la commune.
Architecturalement, la chapelle se distingue par ses murs en moellons de grès et galets, ses chaînes d’angle piquetées, et son orientation est-ouest. Initialement fondée par l’évêque de Strasbourg dès le VIIe siècle selon la tradition, elle illustre l’évolution des lieux de culte ruraux en Alsace, passant d’un sanctuaire médiéval à un édifice baroque, puis à un monument commémoratif. Son emplacement isolé, à un kilomètre de l’agglomération, renforce son caractère historique et paisible.