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Chapelle Sainte-Anne du Pallet au Pallet en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane

Chapelle Sainte-Anne du Pallet

  • Place Saint-Anne 
  • 44330 Le Pallet
Chapelle Sainte-Anne du Pallet
Chapelle Sainte-Anne du Pallet
Chapelle Sainte-Anne du Pallet
Chapelle Sainte-Anne du Pallet
Chapelle Sainte-Anne du Pallet
Chapelle Sainte-Anne du Pallet
Chapelle Sainte-Anne du Pallet
Chapelle Sainte-Anne du Pallet
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
72 Rue Pierre Abélard 44330 Le Pallet

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
Avant 1646
Extension vers l’ouest
1683
État de délabrement signalé
1853
Démolition de l’église Saint-Vincent
9 août 1941
Inscription aux monuments historiques
1957
Restauration de la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Sainte-Anne : inscription par arrêté du 9 août 1941

Personnages clés

Prosper Mérimée - Écrivain et inspecteur des monuments historiques Sauve la chapelle en 1853.
Archidiacre Binet - Clerc du XVIIᵉ siècle Décrit l’état de l’église en 1683.
Seigneur de la Galissonnière - Propriétaire du chœur castral Empêche sa réparation avant 1683.
L. Doomer - Dessinateur du XVIIᵉ siècle Auteur d’un dessin de 1646.

Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Anne

La chapelle Sainte-Anne du Pallet, située dans le département de la Loire-Atlantique, est un édifice religieux du XIIe siècle, dernier vestige de l’église paroissiale Saint-Vincent. Elle fut construite dans la seconde moitié du XIe siècle, accolée à une chapelle castrale préexistante datant de la fin du Xe ou du début du XIe siècle. Ces deux chapelles furent ultérieurement prolongées vers l’ouest pour former le chevet de l’église Saint-Vincent, avant 1646, comme en témoigne un dessin conservé au Musée Dobrée de Nantes.

En 1683, l’archidiacre Binet décrit l’église Saint-Vincent comme délabrée, avec un chœur menacé de ruine, propriété du seigneur de la Galissonnière. Pendant la Révolution, le chœur, anciennement chapelle castrale, disparaît. L’église est finalement rasée en 1853, mais la chapelle Sainte-Anne est préservée grâce à l’intervention de Prosper Mérimée. Une nouvelle église est alors construite dans le bourg, réutilisant les pierres de l’ancien édifice.

La chapelle, inscrite aux monuments historiques en 1941, est restaurée en 1957. Elle se distingue par son architecture modeste : une nef carrée voûtée en berceau, prolongée par une abside en cul-de-four. Son mur nord, marqué par des contreforts plats, appartient à l’ancienne chapelle castrale. À l’extérieur, des contreforts ajoutés ultérieurement renforcent la structure. La façade, percée d’une arcade de plein cintre, correspondait à l’ancienne jonction avec le collatéral.

La chapelle abrite quatre pierres tombales issues de la chapelle Saint-Jean. Son emplacement, près des ruines du donjon roman, suggère une proximité historique avec la place forte. Les fenêtres de l’abside, gravées de faux claveaux, et le plan initial incomplet évoquent une inspiration poitevine, similaire à l’église Saint-Nicolas-de-Brem en Vendée.

Aujourd’hui, la chapelle Sainte-Anne témoigne de l’histoire médiévale du Pallet, liée à la fois au pouvoir seigneurial et à la vie paroissiale. Son architecture et son histoire reflètent les transformations successives du site, depuis son origine castrale jusqu’à sa préservation comme monument historique.

Liens externes

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