Première mention des seigneurs de Keramborgne 1427 (≈ 1427)
Fondateurs présumés de la chapelle.
1553-1559
Période de référence pour les remplages
Période de référence pour les remplages 1553-1559 (≈ 1556)
Comparaison avec la chapelle de Kerfons.
1612
Date du socle du calvaire
Date du socle du calvaire 1612 (≈ 1612)
Situé devant la chapelle.
XVIe siècle (2e moitié)
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XVIe siècle (2e moitié) (≈ 1650)
Style gothique flamboyant et Renaissance.
22 février 1926
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques 22 février 1926 (≈ 1926)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Barbe (cad. AB 284) : inscription par arrêté du 22 février 1926
Personnages clés
Seigneurs de Keramborgne - Fondateurs présumés
Mentionnés dès 1427, liés à la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Barbe
La chapelle Sainte-Barbe de Plouaret, située dans le département des Côtes-d’Armor en région Bretagne, est un édifice religieux construit au XVIe siècle. Elle se distingue par son architecture gothique flamboyant, marquée par des éléments comme une porte ouest en anse de panier, des archivoltes en accolade, et des motifs Renaissance tels que des colonnes cannelées et des arcs en plein cintre. Ses dimensions (22 m de longueur pour 6,8 m de largeur) et son plan rectangulaire à vaisseau unique en font un exemple typique des chapelles seigneuriales bretonnes de cette époque.
Fondée par les seigneurs de Keramborgne, mentionnés dès 1427, la chapelle était à l’origine dédiée à saint Barvet (éponyme masculin de sainte Barbe, barvet signifiant « barbu » en breton) avant d’être placée sous le vocable de sainte Barbe. Son décor intérieur et extérieur, incluant des remplages comparables à ceux de la chapelle de Kerfons à Ploubezre (datée de 1553-1559), illustre la transition entre le gothique tardif et la Renaissance. Un calvaire du placître, dont le socle date de 1612, se dresse devant l’édifice.
Classée parmi les 24 chapelles que comptait autrefois Plouaret, elle est aujourd’hui la seule encore visible. Inscrite aux monuments historiques par arrêté du 22 février 1926, elle appartient à la commune et témoigne du patrimoine religieux et seigneurial local. Son chevet plat, ajouré d’une baie axiale, et ses vitraux à frontons curvilignes en font un monument remarquable, reflétant à la fois l’influence des commanditaires nobles et l’artisanat breton de l’époque.