Construction de la nef romane fin XIIe siècle (≈ 1295)
Origine du style roman côté nord.
1595
Date gravée sur le campanile
Date gravée sur le campanile 1595 (≈ 1595)
Inscriptions de Jan Christien et Caradec.
4e quart XVIe siècle
Ajout du transept et porche
Ajout du transept et porche 4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Modification sud, style Renaissance.
18 avril 1916
Classement monument historique
Classement monument historique 18 avril 1916 (≈ 1916)
Protection officielle de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Perguet (cad. C 336) : classement par arrêté du 18 avril 1916
Personnages clés
Jan Christien - Prieur de Daoulas
Mentionné sur le campanile en 1595.
Caradec - Curé de Bénodet
Nom gravé sur le campanile.
Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Brigitte de Perguet
La chapelle Sainte-Brigitte de Perguet, située à Bénodet dans le Finistère, est un édifice dont la construction s’étend entre la fin du XIIe siècle et le dernier quart du XVIe siècle. Elle illustre une architecture hybride : la nef, côté nord, conserve son aspect roman d’origine, tandis que le transept, l’ossuaire et le porche, ajoutés au XVIe siècle, transforment son apparence côté sud. Ce mélange de styles témoigne des évolutions architecturales et religieuses sur plusieurs siècles.
Le campanile de la chapelle porte deux inscriptions marquantes : la date de 1595 et les noms du prieur de Daoulas, Jan Christien, ainsi que du curé de l’époque, Caradec. Ces éléments suggèrent une importance locale, liée à la fois à la vie religieuse et à l’administration ecclésiastique de la région. La chapelle, classée monument historique depuis 1916, inclut également son mur de clôture et ses entrées dans cette protection.
D’un point de vue historique, la chapelle s’inscrit dans un contexte breton marqué par le culte des saints locaux, comme sainte Brigitte, et par l’évolution des pratiques funéraires, illustrée par la présence d’un ossuaire. Son emplacement à Bénodet, près de la côte, reflète aussi l’ancrage des communautés littorales autour de lieux de dévotion partagés. Les sources disponibles, comme les études de Pierre Lescot ou les bases Mérimée, soulignent son rôle patrimonial et culturel dans le Finistère.