Frise chronologique
Seconde moitié du XIIe siècle et XIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
Seconde moitié du XIIe siècle et XIIIe siècle (≈ 1275)
Période de dépendance à l'abbaye de Montebourg
1846
Mention par Arcisse de Caumont
Mention par Arcisse de Caumont
1846 (≈ 1846)
Publication dans *Statistique monumentale du Calvados*
Période révolutionnaire (fin XVIIIe siècle)
Vente comme bien national
Vente comme bien national
Période révolutionnaire (fin XVIIIe siècle) (≈ 1895)
Nationalisation pendant la Révolution française
21 juin 1927
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
21 juin 1927 (≈ 1927)
Protection officielle de l'édifice
Milieu du XIXe siècle
Usage comme grange
Usage comme grange
Milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Changement de fonction selon Caumont
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Christine (ancienne) : inscription par arrêté du 21 juin 1927
Personnages clés
| Arcisse de Caumont - Historien et archéologue |
A décrit l'architecture en 1846 |
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Christine, située à Reviers dans le Calvados, est un édifice religieux datant de la seconde moitié du XIIe siècle et du XIIIe siècle. À l'origine dépendance de l'abbaye de Montebourg, elle fut vendue comme bien national pendant la Révolution française. Au XIXe siècle, elle servit de grange avant d'être partiellement transformée en habitation. Des fouilles menées à cette époque révélèrent des sépultures accompagnées de bijoux et de vases en céramique et verre.
Inscrite aux monuments historiques le 21 juin 1927, la chapelle présente une architecture remarquable, notamment une porte à archivoltes et des fenêtres ogivales. Arcisse de Caumont, dans son ouvrage Statistique monumentale du Calvados (1846), souligne son intérêt architectural, décrivant un pignon de chœur intact avec des baies encadrées de colonnettes et des modillons courbes. Aujourd’hui, l’accès en est interdit, le site étant une propriété privée.
L’édifice illustre l’évolution des usages des bâtiments religieux en Normandie, passant du culte à des fonctions agricoles puis résidentielles. Son histoire reflète aussi les bouleversements de la Révolution française, marquée par la nationalisation des biens du clergé. Les découvertes archéologiques témoignent de son importance passée, liée à des pratiques funéraires médiévales dans la région.