Frise chronologique
XIIIe siècle (vers 1226)
Implantation des clarisses
Implantation des clarisses
XIIIe siècle (vers 1226) (≈ 1350)
Fondation du premier monastère près de la Cance
Milieu du XIVe siècle
Reconstruction du couvent
Reconstruction du couvent
Milieu du XIVe siècle (≈ 1450)
Déplacement près de la Deûme par le cardinal Bertrand
1574
Destruction pendant les guerres de Religion
Destruction pendant les guerres de Religion
1574 (≈ 1574)
Voûtes remplacées par un plafond peint
1789-1799
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1789-1799 (≈ 1794)
Fermeture du couvent à la Révolution
1912
Démolition des bâtiments conventuels
Démolition des bâtiments conventuels
1912 (≈ 1912)
Seule la chapelle subsiste
1938
Incendie détruisant le plafond
Incendie détruisant le plafond
1938 (≈ 1938)
Plafond du XVIe siècle perdu
8 février 1984
Classement monument historique
Classement monument historique
8 février 1984 (≈ 1984)
Protection légale de l’édifice
2002
Création de la paroisse Sainte-Claire
Création de la paroisse Sainte-Claire
2002 (≈ 2002)
Inspirée par le vocable de la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Claire (ancienne) (cad. AX 204) : classement par arrêté du 8 février 1984
Personnages clés
| Cardinal Pierre Bertrand - Mécène et reconstructeur |
Finance le couvent au XIVe siècle |
| Sainte Claire d'Assise - Patronne des clarisses |
Inspire le nom de la chapelle et paroisse |
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Claire d'Annonay, édifiée au XIVe siècle dans un style gothique, est l’unique vestige d’un couvent de clarisses fondé au XIIIe siècle. Elle se distingue par sa nef unique et un oculus ornant l’ancien portail, s’inspirant de la chapelle du collège d’Autun à Paris. À l’origine intégrée à un ensemble conventuel organisé autour d’un cloître au nord, elle fut reconstruite au milieu du XIVe siècle grâce au cardinal Pierre Bertrand, après le déplacement du monastère près du faubourg de la Récluzière, au bord de la Deûme.
La chapelle connut des destructions répétées : ses voûtes, détruites pendant les guerres de Religion en 1574, furent remplacées par un plafond à caissons peint en hommage au cardinal Bertrand. Fermée à la Révolution et vendue comme bien national, elle servit tour à tour de temple protestant, d’entrepôt, de gendarmerie, d’école, et même de salle de cinéma après 1912, date à laquelle les autres bâtiments conventuels furent démolis. Un incendie en 1938 ravagea le plafond du XVIe siècle, puis l’édifice, menacé de destruction, fut classé monument historique en 1984 après des décennies de transformations (cinéma, commerce).
Son histoire religieuse reste marquée par les clarisses, implantées à Annonay dès 1226, peu après l’arrivée des franciscains en 1223. Le choix de sainte Claire comme patronne de la paroisse moderne en 2002 s’appuie sur ce passé médiéval, symbolisant un retour aux valeurs évangéliques de pauvreté et de fraternité. La chapelle, restaurée après son classement, incarne aujourd’hui ce lien entre héritage gothique et mémoire spirituelle locale, malgré ses usages profanes successifs.
Architecturalement, la chapelle illustre l’adaptation des édifices religieux aux besoins séculiers : son plan simple (nef unique) et ses décors disparus (plafond peint, cloître) contrastent avec sa survie miraculeuse. Les sources soulignent son rôle de repère historique pour la paroisse Sainte-Claire d’Annonay-Vocance, créée en 2002, et son classement comme monument historique, actant sa valeur patrimoniale malgré les vicissitudes.
Les archives mentionnent aussi son adresse précise (29bis rue Sadi-Carnot), sa propriété communale, et son état actuel, fruit de restaurations post-classement. Les incendies de 1938 et les reconstructions (1946–1947, 1959) ont effacé une partie de son décor d’origine, mais son vocable et sa structure gothique en font un témoin rare de l’histoire religieuse et urbaine d’Annonay, entre Ardèche et Auvergne-Rhône-Alpes.