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Frise chronologique
vers 1472
Construction sous Louis XI
Construction sous Louis XI
vers 1472 (≈ 1472)
Chapelle édifiée après la guérison du roi.
1482
Institution des chapelains
Institution des chapelains
1482 (≈ 1482)
Louis XI nomme dix chapelains pour la chapelle.
1796
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1796 (≈ 1796)
Achetée par des particuliers, décrite en ruine.
1959
Classement monument historique
Classement monument historique
1959 (≈ 1959)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Emérance (cad. A 491) : classement par arrêté du 30 septembre 1959
Personnages clés
| Louis XI - Roi de France (1461–1483) |
Commanditaire de la chapelle après sa guérison. |
| Louis de Beaumont - Seigneur du Plessis-Macé |
Ami de Louis XI lors de la chasse. |
| Charles VIII - Dauphin puis roi de France |
Armes présentes sur les clés de voûte. |
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Émérance, située à La Pouëze (aujourd’hui Erdre-en-Anjou), est un édifice gothique flamboyant construit vers 1472 sous le règne de Louis XI. Le roi, souffrant de violentes coliques lors d’une chasse dans la forêt de Longuénée, invoqua sainte Émérance, vénérée dans un oratoire local pour ses vertus curatives. Guéri, il ordonna l’édification de cette chapelle en remerciement, y transférant des reliques et une statue en argent doré de la sainte (fondue à la Révolution). L’architecture, marquée par des voûtes Plantagenêt et des clés armoriées, reflète son statut royal.
La chapelle, de plan rectangulaire à abside en V, présente des éléments stylistiques rares comme des contreforts imposants, des baies flamboyantes et un retable orné de colonnes fuselées. À l’intérieur, une statue polychrome du XVIe siècle représente sainte Émérance avec son tablier de pierres, symbole de son martyre. L’autel, provenant de l’ancienne église de Vern-d’Anjou, et les armes bûchées des rois (notamment celles de Louis XI et du dauphin Charles VIII) témoignent de son histoire mouvementée, entre dévotion royale et spoliations révolutionnaires.
Classée monument historique en 1959, la chapelle fut vendue comme bien national en 1796 à des particuliers, décrite alors comme « en ruine ». Restaurée au XIXe siècle (notamment le pignon occidental et les consoles sculptées en lion et bélier), elle conserve des traces de son passé prestigieux : les dix chapelains institués par Louis XI en 1482, les reliques disparues, et une plaque commémorative rappelant son rôle symbolique pour la famille La Poeze. Aujourd’hui propriété communale, elle mêle héritage médiéval et transformations ultérieures (XVIIe–XVIIIe siècles).