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Propriété de la commune
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1472
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1472 (≈ 1472)
Louis XI fait édifier la chapelle après sa guérison miraculeuse.
1482
Institution des chapelains
Institution des chapelains 1482 (≈ 1482)
Louis XI nomme dix chapelains pour la chapelle.
13 octobre 1796
Vente comme bien national
Vente comme bien national 13 octobre 1796 (≈ 1796)
La chapelle est vendue à des particuliers et décrite en ruine.
XIXe siècle
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux de restauration portant sur le pignon occidental et le portail.
1959
Classement historique
Classement historique 1959 (≈ 1959)
La chapelle est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Emérance (cad. A 491) : classement par arrêté du 30 septembre 1959
Personnages clés
Louis XI
Roi de France, commanditaire de la chapelle après sa guérison miraculeuse.
Alexis Ricoult
Meunier ayant acheté la chapelle comme bien national.
Louis Bellier
Marchand ayant acheté la chapelle comme bien national.
Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Émérance
La chapelle Sainte-Émérance, située à La Pouëze (Maine-et-Loire), est attribuée au roi Louis XI qui fit édifier l'édifice après s'être déclaré guéri grâce à l'intercession de la sainte lors d'une chasse à proximité en 1472 ; il y envoya des reliques et une statue en argent, fondue à la Révolution. En 1482, Louis XI institua dix chapelains pour la chapelle ; les voûtes, les portes à accolades et les armes royales confirment l'époque et le commanditaire. Vendue comme bien national le 22 vendémiaire an V (13 octobre 1796) à Alexis Ricoult, meunier, et à Louis Bellier, marchand, elle est alors décrite en ruine. Des restaurations ont été réalisées au XIXe siècle, portant notamment sur le pignon occidental — qui comportait à l'origine des baies géminées — et le portail avec ses consoles. L'édifice, de style gothique flamboyant de la fin du XVe siècle, présente un plan rectangulaire soutenu par neuf contreforts, trois travées et une abside en V à deux pans, configuration plutôt rare. Il compte deux entrées, en façade et sur le flanc sud, ainsi que de larges baies au style flamboyant. Les voûtes de type Plantagenêt sont ornées de clés décorées aux armes du roi et du dauphin, futur Charles VIII. L'autel principal est surmonté d'un retable richement sculpté, flanqué de deux colonnes fuselées à terminaisons feuillagées et orné d'une large guirlande ; la table d'autel provient de l'ancienne église de Vern-d'Anjou. Une statue polychrome en pierre de la sainte, datée du XVIe siècle, représente la martyre de façon naïve, tenant dans son tablier les pierres de sa lapidation. La chapelle a aussi une dimension mémorielle pour la famille de La Pouëze, rappelée par une plaque commémorative posée par l'association de famille. L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis 1959.