Frise chronologique
1340
Première mention de la chapelle
Première mention de la chapelle
1340 (≈ 1340)
Attestation écrite du vocable Sainte-Eugénie.
XIIIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
XIIIe siècle (≈ 1350)
Construction par l’abbaye de la Chaise-Dieu sur les thermes.
14 décembre 1992
Classement monument historique
Classement monument historique
14 décembre 1992 (≈ 1992)
Protection de la chapelle et des bâtiments conventuels.
2016
Restauration majeure
Restauration majeure
2016 (≈ 2016)
Travaux menés par la ville de Montbrison.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle et anciens bâtiments conventuels (cad. AH 113) : classement par arrêté du 14 décembre 1992
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources |
Les textes ne citent aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Eugénie de Moingt, intégrée à un prieuré bénédictin, fut construite au XIVe siècle sur les vestiges des thermes gallo-romains d’Aquis Segete, une cité thermale gauloise mentionnée sur la table de Peutinger. Ce site, situé le long de la voie Bolène (ancienne voie antique reliant Lyon à Toulouse via Saint-Paulien), témoigne de l’importance stratégique de Moingt comme étape médiévale et romaine. Les thermes, réutilisés par l’abbaye de la Chaise-Dieu dès le XIIIe siècle pour y établir une grange dîmière, furent transformés en prieuré avant l’ajout de la chapelle au siècle suivant.
La première mention écrite de la chapelle remonte à 1340, sous le vocable de Sainte-Eugénie (confirmé en 1553 et 1671). Après la Révolution, le prieuré abritera successivement des religieuses Clarisses exilées de Montbrison, un atelier de tissage éphémère (1851), puis des habitations privées. Abandonné au XXe siècle, le site fut restauré en 2016 par la ville de Montbrison, permettant de sauver la chapelle gothique — caractérisée par sa nef à deux travées, son porche à colonnes et son tympan trilobé — ainsi que les vestiges conventuels adjacents.
Classée monument historique en 1992, la chapelle illustre la superposition des époques : son architecture médiévale dialogue avec les fondations gallo-romaines, tandis que son histoire reflète les mutations religieuses et économiques de la région. La voie Bolène, axe majeur du Moyen Âge, soulignait déjà le rôle de carrefour de Moingt, entre Auvergne et Lyonnais, héritage perpétué par sa localisation actuelle sur l’avenue Thermale.
Les fouilles et restaurations récentes ont révélé des éléments des thermes antiques, confirmant le statut d’Aquis Segete comme l’une des cinq villes thermales gauloises distinguées sur la table de Peutinger. Ce patrimoine hybride — à la fois religieux, romain et médiéval — en fait un site clé pour comprendre l’évolution urbaine et culturelle de la Loire depuis l’Antiquité.