Inscription monument historique 2009 (≈ 2009)
Protection de la chapelle en totalité
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité (cad. EY 354) : inscription par arrêté du 20 juillet 2009
Personnages clés
Chanoine Couran - Acquéreur et restaurateur
Rachète la chapelle en 1877
Sculpteur Roy ou Rey - Auteur présumé du retable
Retable néo-gothique vers 1880-1885
Benoît XVI - Pape (motu proprio de 2007)
Liturgie extraordinaire autorisée dans la chapelle
Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Eugénie
La chapelle Sainte-Eugénie, située à Nîmes dans le Gard, est mentionnée pour la première fois en 956 dans un cartulaire du chapitre cathédral, ce qui en fait la plus ancienne église nîmoise encore en activité. Son origine médiévale est marquée par une nef romane aux arcs doubleaux et une voûte en berceau, typiques des Xe et XIe siècles. Quatre dalles funéraires des XIIe et XVIIe siècles subsistent encore sur son sol, tandis que le chœur, restauré en 1654, arbore une voûte sur croisée d'ogives ornée de liernes et tiercerons.
L’histoire mouvementée de la chapelle reflète les bouleversements religieux de Nîmes. Concédée aux protestants en 1561, elle fut ensuite transformée en poudrière, puis abandonnée après sa vente en 1569. Rendue au culte catholique en 1657, elle devint la seule paroisse de la ville jusqu’en 1746. Vendue comme bien national en 1792, elle fut rachetée en 1877 par le chanoine Couran, qui entreprit des travaux lui donnant son aspect actuel, incluant une façade néo-romane en ciment moulé et un retable néo-gothique classé en 1970.
L’architecture de la chapelle mêle ainsi deux époques distinctes : la nef du Xe siècle et le chœur du XVe siècle, complétés par des ajouts du XIXe siècle. La façade occidentale, refaite vers 1880-1885, et le décor intérieur en bois sculpté illustrent le style néo-médiéval en vogue à cette période. Inscrite aux monuments historiques depuis 2009, elle est aujourd’hui desservie par la paroisse catholique et l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre, perpétuant son rôle spirituel après plus d’un millénaire d’histoire.