Fondation du prieuré 1165-1178 (≈ 1172)
Établi par les moines de Saint-André-de-Villeneuve.
1239
Éclipse solaire gravée
Éclipse solaire gravée 1239 (≈ 1239)
Inscription commémorative sur un claveau.
avant 1343
Abandon du prieuré
Abandon du prieuré avant 1343 (≈ 1343)
Site ruiné avant cette date.
1789
Conversion en remise
Conversion en remise 1789 (≈ 1789)
Après la Révolution française.
1928
Classement monument historique
Classement monument historique 1928 (≈ 1928)
Protection officielle de la chapelle.
1948
Restauration
Restauration 1948 (≈ 1948)
Travaux de sauvegarde du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Madeleine : classement par arrêté du 10 novembre 1928
Personnages clés
Moines de Saint-André-de-Villeneuve - Fondateurs du prieuré
Ordre religieux propriétaire entre 1165 et 1178.
Confrérie des bateliers-pontonniers - Utilisateurs historiques
Groupe lié au culte et au passage de la Durance.
Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Madeleine
La chapelle Sainte-Madeleine de Mirabeau est un prieuré rural établi entre 1165 et 1178 par les moines de l’abbaye Saint-André-de-Villeneuve. Située à l’entrée du défilé de Canteperdrix, un point stratégique de franchissement de la Durance, elle servait de lieu de culte pour une confrérie de bateliers-pontonniers. Son architecture se compose d’une nef de deux travées voûtées en berceau brisé et d’une abside en cul-de-four, typique du style roman provençal.
Une inscription gravée sur un claveau de la porte commémore une éclipse solaire survenue en 1239, avec une phrase en latin et provençal : « L'an du Seigneur 1239, le 3 des nonnes de juin, le soleil s'est obscurci. ». Ce détail souligne l’importance symbolique et religieuse du site au Moyen Âge. Le prieuré, déjà ruiné avant 1343, fut converti en remise après la Révolution française avant d’être restauré en 1948.
La chapelle est classée monument historique depuis le 10 novembre 1928. Son élévation occidentale présente un pignon surmonté d’un clocher-mur à deux baies, tandis que des trous de boulin (peut-être liés à un pigeonnier) ornent la partie supérieure des murs ouest et sud. Son isolement sur un rocher et son lien avec les bateliers de la Durance en font un témoignage unique de l’histoire médiévale et des échanges en Provence.
Le site de Canteperdrix, où se dresse la chapelle, était un lieu de passage obligatoire entre Aix-en-Provence et Manosque. Les moines de Saint-André-de-Villeneuve y établirent ce prieuré pour contrôler ce point névralgique, tout en y associant une dimension spirituelle avec le culte de sainte Madeleine. La chapelle illustre ainsi le rôle des ordres religieux dans l’aménagement des voies de communication et la vie économique médiévale.
Après la Révolution, la chapelle tomba en désuétude avant d’être sauvée par une restauration au XXe siècle. Aujourd’hui, elle attire les visiteurs pour son architecture, son histoire liée aux bateliers, et son panorama exceptionnel sur la Durance et le défilé. Son classement parmi les monuments historiques en fait un patrimoine protégé, symbole du riche passé médiéval de Mirabeau et de sa région.