Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Chapelle romane dédiée à sainte Madeleine
XVe siècle
Transformation défensive
Transformation défensive XVe siècle (≈ 1550)
Abside rehaussée en tour fortifiée
9 août 1929
Classement historique
Classement historique 9 août 1929 (≈ 1929)
Protection intégrale du monument
milieu du XIXe siècle
Usage scolaire
Usage scolaire milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Chapelle convertie en école
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Magdeleine, avec porte du cimetière y attenant : classement par arrêté du 9 août 1929
Personnages clés
Sainte Madeleine - Dédicataire de la chapelle
Disciple de Jésus, patronne
Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Magdeleine
La chapelle Sainte-Magdeleine, située à Saint-Saturnin dans le Puy-de-Dôme, est un édifice religieux catholique de style roman. Sa construction, antérieure à celle de l'église Notre-Dame voisine, remonterait au XIIe siècle, bien que certaines sources évoquent une origine possible au XIe siècle. Elle est dédiée à sainte Madeleine, disciple de Jésus, et se distingue par son plan simple : une nef unique et un chœur voûté en cul-de-four.
Au XVe siècle, lors de la guerre de Cent Ans, son abside fut rehaussée et transformée en tour semi-circulaire, intégrée à l'enceinte fortifiée du village. Cette modification reflète les besoins défensifs de l'époque. La chapelle connut ensuite diverses utilisations : maison d'habitation rurale, puis école au milieu du XIXe siècle, avant d'être classée monument historique en 1929.
L'architecture de la chapelle révèle des éléments typiques de l'art roman, comme les colonnettes aux chapiteaux sculptés et les arcs en plein cintre. Une particularité notable est l'ancien cimetière attenant, transformé en jardin public, dont la porte porte une inscription datée de 1668. Aujourd'hui, la chapelle appartient à la commune et sert de salle pour des expositions culturelles.
Son classement au titre des monuments historiques, le 9 août 1929, inclut également la porte de l'ancien cimetière. Les vestiges du campanile extérieur, partiellement conservés, témoignent des transformations subies par l'édifice au fil des siècles. La chapelle illustre ainsi l'évolution des usages et des besoins architecturaux, du religieux au défensif, puis au culturel.